Baie-Saint-Paul accueillera trois familles syriennes

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Baie-Saint-Paul sera la plus petite ville de la province à accueillir des réfugiés syriens.

AFP, Bulent Kilic

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) En accueillant bientôt trois familles de Syriens comptant six adultes et huit enfants, Baie-Saint-Paul espère relever le défi de l'immigration en région et donner le goût à d'autres petites municipalités de suivre la voie et d'accueillir elles aussi des familles de réfugiés.

«Si les petites municipalités faisaient leur part, ce serait beaucoup plus facile d'intégrer les réfugiés et ça éviterait les ghettos», explique d'ailleurs Rémy Couture, coordonnateur et porte-parole du Comité d'accueil des réfugiés (CAR) de Baie-Saint-Paul, dont font également partie le maire Jean Fortin et la conseillère municipale Thérèse Lamy.

Avec ses 7300 habitants, Baie-Saint-Paul est la plus petite ville de la province à accueillir des réfugiés syriens et la seule à l'est de Québec. Comme elle ne fait pas partie des villes d'accueil désignées par le gouvernement fédéral, la ville du comté de Charlevoix a utilisé le système de parrainage privé du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion pour accueillir trois familles.

En plus de faciliter l'accueil des réfugiés, le CAR s'engage à supporter financièrement et d'autres façons les personnes qui parrainent les familles qui s'établiront à Baie-Saint-Paul.

«Il y a 1000 municipalités de moins de 10 000 habitants au Québec et, en 10 ans, Charlevoix a vu sa population passer de 33 000 à 29 000 habitants. Nous avons les mêmes infrastructures. Il y en a, de la place, dans Charlevoix! Il y a des maisons vides et il y a aussi des emplois, notamment dans le domaine agricole et dans le tourisme et l'hôtellerie», indique M. Couture, dont le comité prévoit accueillir une première famille d'ici quelques semaines ou quelques mois.

C'est la photo-choc montrant le petit Alan Kurdi, décédé sur le bord de la Méditerranée en septembre, qui a incité la communauté de Baie-Saint-Paul à ouvrir son coeur aux réfugiés. Le CAR a été formé et son effectif est vite passé de 12 à 35 personnes s'occupant de cinq sous-comités.

Barrière linguistique

M. Couture sait cependant que l'accueil sera un défi de taille, surtout que presque tous les réfugiés qui s'installeront à Baie-Saint-Paul ne parlent que l'arabe.

«Ça risque d'être assez raide au début à cause de la barrière de la langue. Heureusement, nous avons pu identifier quatre personnes qui parlent arabe, des gens qui travaillent à l'Hôpital de Baie-Saint-Paul. Deux sont sur notre comité. Les quatre sont sur nos "listes" pour quand les réfugiés arriveront», explique-t-il.

Un programme de francisation existe aussi à la commission scolaire locale. «Pour le reste, on travaillera avec les moyens du bord, notamment les logiciels de traduction», conclut Rémy Couture.

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