La dure réalité des pêcheurs de l'Est

L'équipe de tournage a notamment accompagné l'équipage d'un... (Pierre Mignot)

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L'équipe de tournage a notamment accompagné l'équipage d'un crabier de Sainte-Thérèse-de-Gaspé dans ses sorties en mer.

Pierre Mignot

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<p>Geneviève Gélinas</p>
Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) Sept personnes sur un crevettier de 47 pieds, avec quatre couchettes, pendant trois jours, c'est le genre de conditions vécues par l'équipe de Cédric Landry pour tourner le documentaire Capitaines des hauts-fonds. Le film montre la rude réalité, rarement portée à l'écran, de pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine, de la Gaspésie et de la Côte-Nord.

«Je suis originaire des Îles. J'ai passé une bonne partie de ma jeunesse sur le quai de l'Étang-du-Nord. Je voyais les bateaux partir et je me demandais comment ça se passait quand on est en mer», dit M. Landry.

Le cinéaste a pu assouvir sa curiosité. Son équipe a fait sept sorties en mer réparties d'avril à août, avec trois équipages : des crabiers de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, des crevettiers de Sept-Îles et des homardiers des Îles-de-la-Madeleine.

Loin du folklore

On est bien loin du folklore et des images d'Épinal. Être pêcheur, c'est pelleter plusieurs pieds de neige sur son bateau avant de le mettre à l'eau au début avril, quand ça ressemble encore à l'hiver sur la Côte-Nord. C'est ne pas savoir si les prises seront au rendez-vous. On entend d'ailleurs quelques sacres quand un casier remonte presque vide.

L'équipe de tournage - le réalisateur, un caméraman et un preneur de son - a dû partager l'espace réduit avec quatre pêcheurs, adapter son emploi du temps aux aléas de la météo... et lutter contre le mal de mer. Des images où l'on voit la poupe osciller entre ciel et mer donnent une idée de la résistance nécessaire.

«Un de mes caméramans m'a dit que c'était le tournage le plus difficile qu'il avait fait, mais aussi le plus enrichissant», rapporte Cédric Landry. «Je mange mes fruits de mer différemment depuis que j'ai tourné le film, poursuit-il. Pêcher, c'est un gros travail. Les pêcheurs se lèvent la nuit dans le frette, dans la neige, pour ramener leurs prises sur le quai.»

«Quand j'étais jeune aux Îles, les homardiers étaient considérés comme des riches, dit Cédric Landry. Mais ils dépendent des acheteurs et des distributeurs. Le capitaine Jean-Pierre Element le dit dans le film : beaucoup d'intermédiaires se font de l'argent sur le dos des pêcheurs. Et ce n'est pas un métier que tout le monde peut faire.»

Dans le film, les difficultés à trouver de la relève sont discutées entre jeunes et vieux autour d'une table dans une cuisine des Îles-de-la-Madeleine.

Les pêcheurs, peu habitués aux projecteurs, n'ont quand même pas rechigné à se confier. «Ils se livraient à la caméra. Je n'avais même plus besoin de poser de questions. Ils me racontaient toutes sortes de choses», dit M. Landry.

Capitaines des hauts-fonds fait partie du programme du festival du cinéma documentaire Vues sur mer de Gaspé. Il est présenté ce samedi, 13h, à la Petite Églize. Programmation complète : vuessurmer.com.

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