Écrasement aux Îles: funérailles sobres et intimes

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Aucune gerbe de fleurs n'est visible à l'extérieur de la maison où Jean Lapierre ainsi que ses frères et soeurs ont grandi, à L'Étang-du-Nord.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Îles-de-la-Madeleine) Les funérailles communes des cinq victimes de l'écrasement d'avion survenu aux Îles-de-la-Madeleine, en plus de celles de leur père et beau-père, seront célébrées dans l'archipel en toute simplicité. La famille souhaite vivre ces moments douloureux dans la plus grande intimité, loin des regards de curieux et des médias.

Rappelons que cinq des sept victimes venaient d'une même famille. Il s'agit de Jean, Marc, Louis et Martine Lapierre ainsi que de Nicole Beaulieu, la conjointe de Jean Lapierre. Seul le corps du père et beau-père, Raymond Lapierre, qui était décédé la veille de l'accident, sera exposé au salon funéraire de Cap-aux-Meules. Les dépouilles de la majorité des victimes de l'écrasement, dont celle de l'ancien ministre fédéral et chroniqueur politique Jean Lapierre, seront incinérées. Les urnes et les photos des défunts seront possiblement déposées près du cercueil du patriarche.

«Ce ne sera pas des grandes funérailles, souligne le maire des Îles, Jonathan Lapierre, qui tient à préciser qu'il n'est pas le porte-parole de la famille, mais qu'elle peut compter sur son soutien. «Je leur ai parlé, je les ai rencontrés, je les ai pris dans mes bras, raconte-t-il. Je comprends leur chagrin. Imaginez, c'est six membres d'une même famille qui sont morts. C'est un drame épouvantable!»

Pour Lucie Cormier Lapierre, ce n'est pas seulement son fils Jean, qui est mort, mais quatre de ses enfants qu'elle aimait tendrement autant l'un que l'autre, sans préférence. N'oublions pas non plus qu'elle pleure le décès de son mari et de sa belle-fille Nicole. «Ce qui est délicat, c'est que la famille a peur qu'on mette seulement le focus sur Jean», précise Jonathan Lapierre.

Obsèques à Montréal

Selon nos sources, les dernières volontés inscrites au testament de Jean Lapierre seraient nombreuses. Parmi elles, il ne souhaitait pas être enterré dans sa région natale. Ses obsèques et celles de sa conjointe, Nicole Beaulieu, auront lieu le 16 avril en l'église Saint-Viateur d'Outremont à Montréal. On ignore, pour le moment, le genre et l'ampleur que prendra cette cérémonie.

Le maire Lapierre a offert sa collaboration à la famille. Aucune vigile ni aucun rassemblement commémoratif ne sont prévus. Aucune gerbe de fleurs n'a été déposée sur les lieux du drame ni devant la résidence de Mme Lapierre, où ses enfants ont grandi. «À la Ville, on va possiblement mettre à la disposition de la communauté un registre de signatures et des messages de sympathie», envisage l'élu.

La plupart des membres des familles des victimes sont arrivés aux Îles-de-la-Madeleine. Selon nos informations, les enfants de Jean Lapierre, soit Marie-Anne et Jean-Michel, sont attendus en début de semaine. Ils seront en compagnie de leur mère, Gabrielle Choinière. «Merci à tous ceux et celles qui ont offert à mes enfants, petits-enfants et moi leurs sympathies pour le décès de Jean», peut-on lire sur son mur Facebook. «Je me plaignais d'avoir 60 ans, mais lui ne les aura pas atteints. Il est mort sur ses îles qu'il aimait tant.»

«On a réussi à localiser le GPS, mais... (COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER) - image 2.0

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«On a réussi à localiser le GPS, mais on ne peut pas le récupérer de façon sécuritaire», explique l'enquêteur principal du BST, André Turenne (Photo). Même chose pour l'enregistreur de vol, dont était doté le Mitsubishi MU-2B-60, qui ne possédait pas de boîte noire. 

COLLABORATION SPÉCIALE JOHANNE FOURNIER

GPS et enregistreur de vol inaccessibles

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada ne disposait toujours pas, vendredi matin, des données du vol du petit avion qui s'est abîmé à deux kilomètres de l'aéroport des Îles-de-la-Madeleine. Les enquêteurs du BST n'ont pas pu mettre la main sur le GPS et l'enregistreur de vol de l'aéronef, qui est devenu le tombeau de cinq membres d'une même famille, dont Jean Lapierre.

«On a réussi à localiser le GPS, mais on ne peut pas le récupérer de façon sécuritaire», explique l'enquêteur principal du BST, André Turenne. Même chose pour l'enregistreur de vol, dont était doté le Mitsubishi MU-2B-60, qui ne possédait pas de boîte noire. Les enquêteurs ignorent si ces instruments auront résisté à l'impact.

Lorsque la tour de contrôle de l'aéroport de Moncton a donné les autorisations pour une approche aux instruments, la visibilité était de 400 mètres et le plafond de 60 mètres. Bien que ces paramètres n'étaient pas optimaux pour la navigation aérienne, le BST ne peut, pour l'instant, conclure à la témérité.

Les moteurs fonctionnaient au moment de l'impact, et les ailes de l'avion étaient à l'horizontale. Il n'a pas piqué du nez. Un premier impact au sol s'est produit, puis un deuxième 91 mètres plus loin.

L'épave sera soulevée au cours des prochains jours afin d'être examinée dans son ensemble. L'aéronef sera ensuite découpé en morceaux, qui seront placés dans des conteneurs scellés, puis chargés sur un camion qui partira, lundi, sur le traversier en direction de l'Île-du-Prince-Édouard. Le camion prendra ensuite la route vers Ottawa, où l'enquête se poursuivra.

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