Écrasement aux Îles: les familles des victimes enfin réunies

Denis Fréchette, beau-frère de Jean Lapierre, est l'un... (La Presse, Olivier Pontbriand)

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Denis Fréchette, beau-frère de Jean Lapierre, est l'un des premiers membres de la famille à être arrivé aux Îles-de-la-Madeleine. Il avait hâte de venir réconforter sa conjointe Laure, qui avait précédé ses trois frères et sa soeur qui ont trouvé la mort dans l'écrasement de mardi.

La Presse, Olivier Pontbriand

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Îles-de-la-Madeleine) Les membres des familles des cinq passagers qui ont péri lors de la tragédie aérienne survenue aux Îles-de-la-Madeleine, mardi, commencent à arriver. Après un beau-frère qui est arrivé par avion jeudi, les enfants de Jean Lapierre ainsi que de sa soeur et de ses frères sont attendus ce vendredi.

Un beau-frère de Jean Lapierre, le mari de Laure, qui est devenue la seule de la fratrie Lapierre, a enfin pu débarquer aux Îles jeudi, en fin de journée, après que l'avion dans lequel il se trouvait eut connu des ennuis mécaniques avant son atterrissage à Bonaventure, en Gaspésie, où il devait faire escale. Même s'il est de nature flegmatique, il n'a pu s'empêcher de penser, à la vue de l'arrêt en plein vol de l'un des deux moteurs de l'avion, qu'il y avait un mauvais karma qui s'acharnait sur la famille. «C'est sûr qu'il y a eu de l'émotion, avoue Denis Fréchette. J'ai été touché. Je me suis dit : "Oh, mon Dieu! Qu'est-ce que c'est ça?" Personnellement, j'ai pensé que l'avion, c'était pas pour moi!»

Denis Fréchette avait été invité à prendre place avec ses beaux-frères et belles-soeurs à bord du funeste appareil. «Mais, c'était pas dans mes plans», indique-t-il.

Cérémonie?

Pour l'instant, il est beaucoup trop tôt pour connaître la suite des choses. Y aura-t-il une cérémonie ou une activité commémorative? Le cas échéant, sera-t-elle organisée sur l'archipel ou à Montréal? «On doit attendre tout le monde pour régler ce qu'il y a à régler, fait savoir Denis Fréchette. Pour l'instant, il n'y a rien qui a été convenu dans la famille. C'est ce qu'on va regarder dans les prochains jours.»

L'homme ajoute qu'il ne faut pas oublier non plus les funérailles du père, Raymond Lapierre. «Ses enfants, ils s'en venaient ici justement pour faire un conseil de famille», laisse-t-il tomber. Il faudra possiblement aussi devoir ouvrir les testaments pour connaître les dernières volontés de chacun.

Jeudi, le coroner a remis les cinq corps à la famille Lapierre. Les deux autres dépouilles, soit celles du pilote Pascal Gosselin et de son copilote Fabrice Labourel, ont été envoyées à leur famille respective à Montréal.

Soutien psychologique

Le CLSC local a organisé une rencontre, jeudi soir, visant à offrir un soutien psychologique à la trentaine de pompiers volontaires qui sont affectés par l'horreur des images récurrentes qui meublent leur esprit à la suite du terrible écrasement. Une équipe de psychologues les a invités à discuter sur leur intervention et les émotions qu'ils peuvent ressentir.

Pour sa part, le Bureau de la sécurité des transports du Canada tiendra un point de presse vendredi matin.

Plaidoyer pour de meilleurs services de transport

Cette sinistre tragédie aérienne remet en question les services de transport offerts aux Îles-de-la-Madeleine, dont les habitants sont dépendants des avions et des bateaux. «Ici, les gens sont obligés de vivre avec les aléas de la température et de la mer, tient à préciser Denis Fréchette. Il faut des bons transporteurs. C'est une difficulté, en région, d'avoir des transporteurs. Ça développe l'économie, des bons transports publics!»

Selon lui, si la famille Lapierre a renoncé à prendre un avion d'une compagnie commerciale pour se tourner vers le privé, il croit qu'il importe de se questionner sur l'accès et la quantité des vols qui sont offerts vers l'archipel. S'il évite de tirer des conclusions rapides, il ne peut toutefois s'empêcher de mettre en question les règles du transport aérien privé. 

Il ne remet cependant pas en cause les aptitudes du pilote, Pascal Gosselin, qui était un ami de la famille. «C'était quelqu'un de compétent, tient-il à préciser. Il avait déjà été pilote de ligne.»

Il n'ose pas plus juger de la décision du pilote de voler dans des conditions climatiques qui n'étaient pas idéales. «C'est le pilote qui décide, croit-il. C'est comme un capitaine de bateau, c'est le seul maître après Dieu. On sait pas sur quoi il a basé sa décision. Mais, peut-être qu'il se sentait en sécurité?» 

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