Un vrai lapin pour Pâques, une pratique passée de mode

Divers avertissements ont encore été lancés cette année... (Archives La Presse, Martin Chamberland)

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Divers avertissements ont encore été lancés cette année à l'approche du week-end pascal, notamment par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de Montréal, qui dénonce l'achat de vrais lapins à Pâques.

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(Québec) Les nombreux messages véhiculés par les sociétés de protection des animaux font leur chemin à Québec, si bien qu'acheter un lapin en chair et en os en prévision de Pâques est désormais passé de mode. La pratique existe encore, mais se fait à beaucoup plus petite échelle.

Divers avertissements ont encore été lancés cette année à l'approche du week-end pascal, notamment par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de Montréal, qui dénonce l'achat de vrais lapins à Pâques. 

Vérification faite à Québec, la Société protectrice des animaux (SPA) remarque une importante diminution des abandons de ces rongeurs liés à la fête sainte. «Ça se fait malheureusement encore», a dit d'entrée de jeu Denys Pelletier, directeur général de la SPA de Québec. «Mais on a vu une bonne diminution. [Avant], on voyait des dizaines de lapins rentrer [au refuge] après le temps de Pâques.»

Sur 110 lapins rapportés en 2015 à la SPA de Québec, 20 l'ont été en mai ou en juin. «Oui, il y a des abandons. On sait qu'ils sont dus [à Pâques], mais c'est beaucoup plus stable qu'avant.» Seuls quelques abandons gonflent la moyenne au printemps, sans nécessairement détonner par rapport au reste de l'année.  

Ceux qui rapportent les lapins après Pâques donnent à peu près tous la même explication pour s'en départir: le manque de temps. «Ils ne donnent pas tout à fait celles qui sont les vraies», croit M. Pelletier, qui suppose davantage une méconnaissance des besoins de l'animal et un manque de préparation. 

Selon lui, ceux qui achètent ont parfois tendance à voir le lapin comme un objet. «Du moment où on fait un achat, c'est comme un bibelot. C'est pour cela que nous, on préconise une adoption responsable et en connaissance de cause.»

Déconseillé

Les animaleries ont aussi leur rôle à jouer pour prévenir les achats d'animaux qui seraient propices à un abandon rapide. «On fait attention, on explique aux gens qu'un animal, ce n'est pas un toutou. [...] On n'en vend pas plus parce que c'est Pâques», a expliqué au Soleil la gérante d'une succursale de Dyno.

Chez Bill et Bull, à Saint-Nicolas, un employé parle carrément d'une tendance révolue. «Dans les années 90, on en gardait une vingtaine en stock. Aujourd'hui, si j'en garde 5 à 10, c'est beau.» «C'est sûr qu'on essaie de sensibiliser les gens à ne pas donner un lapin à Pâques. On leur propose plutôt un certificat cadeau pour que les gens qui le reçoivent puissent avoir vraiment le choix. Sinon, c'est une douzaine d'années d'hypothèque [pour eux et le lapin]», ajoute le commis.

La tendance pascale de cette année était davantage vers le hamster, a-t-il remarqué. «On a vendu énormément de hamsters. C'est l'entrée en matière chez le rongeur. Si le jeune aime ça, on peut penser à aller vers autre chose.»

Certaines animaleries ne vendent tout simplement plus d'animaux.

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