Un ex-ingénieur d'Hydro contribue à une aide concrète à Haïti

Le projet de réseau électrique à Labrousse a... (Photo fournie par la Fondation Paul Gérin-Lajoie)

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Le projet de réseau électrique à Labrousse a commencé en 2013. Tous les bâtiments communautaires, de l'église à la radio locale, en font partie, de même que 46 maisonnettes.

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(Québec) Bernard Cyr, ingénieur retraité d'Hydro-Québec, a fait mentir les croyances comme quoi les projets d'aide humanitaire ne fonctionnent jamais en Haïti.

Il s'est rendu jeudi dans la communauté de Labrousse, à 70 km de la capitale Port-au-Prince, pour inaugurer officiellement un réseau électrique qui sera dorénavant pris en charge par les Haïtiens.

«Comme c'est une région éloignée, en montagne, il y a un gars, Alfred Étienne, qui a pris la destinée de son peuple localement entre ses mains», raconte M. Cyr. Ça a commencé par un puits pour l'eau potable, une clinique de soins de santé, la construction d'une école, des projets d'agriculture et, enfin, un réseau électrique. Tous les bâtiments communautaires, de l'église à la radio communautaire, en font partie, de même que 46 maisonnettes. «Mais ça, c'est pas un don là! Il faut que les citoyens paient leur compte d'électricité à une coopérative», explique M. Cyr.

Comme l'endroit n'était pas idéal pour l'implantation d'une centrale hydroélectrique, le réseau est constitué de panneaux solaires et d'une génératrice au diesel qui permet de combler la demande aux heures de pointe. Un système d'éclairage extérieur au LED a aussi été construit.

Le projet a débuté en 2013, a connu des difficultés en 2014 et a fini par voir le jour. M. Cyr apportait toutes ses connaissances et sa rigueur, mais le travail sur le terrain a surtout été fait par Alfred Étienne, de la Fondation pour le développement économique et social de Labrousse (FODES-5).

Des jaloux

«En trois ans, j'ai fait neuf voyages d'une semaine là-bas et c'était assez. Je leur fais confiance, mais c'est sûr qu'il faut qu'ils se retroussent les manches», lance M. Cyr. Comme c'est souvent le cas en Haïti, le développement de Labrousse a fait des jaloux. «Il y a des chimères, comme ils disent là-bas, qui sont arrivés de Port-au-Prince. La chicane a pogné dans le temps de le dire. Mais les paysans sont sortis avec des pelles et des pics et les chimères ont fini par partir. Les gens là-bas, ils se tiennent et pas à peu près!» raconte M. Cyr.

Celui qui a travaillé pendant 33 ans pour Hydro-Québec, en Haïti, mais aussi dans d'autres régions défavorisées du monde, a encore le goût d'être actif dans son domaine. C'est son premier projet d'aide humanitaire, mais ce ne sera pas le dernier, jure ce natif de la Gaspésie qui habite aujourd'hui à Saint-Roch-de-Richelieu.

Plusieurs partenaires québécois ont fourni des dons ou de l'argent pour que ce projet se réalise à Labrousse, dont Hydro-Québec (qui a donné un camion-nacelle et un VTT), le ministère des Relations internationales, l'Union des municipalités et la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

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