Le Centre de la famille de Valcartier étend ses services aux vétérans

Des militaires et des anciens combattants de la... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Des militaires et des anciens combattants de la région de Québec rassemblés au monument de la croix du Sacrifice, à l'entrée des plaines d'Abraham, pour célébrer le jour du Souvenir. Le Centre de la famille de Valcartier étend ses services pour soutenir les soldats qui ont dû renoncer à l'uniforme pour des raisons de santé.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Bonne nouvelle pour les vétérans retirés pour des raisons médicales. Le Centre de la famille de Valcartier étend ses services pour soutenir les soldats qui ont dû renoncer à l'uniforme pour des raisons de santé et pour donner des outils à leurs famille.

«Pour une période de deux ans suivant une libération médicale, les vétérans et leurs familles auront accès à différents services d'accueil et d'intégration communautaire, de renseignements, d'aiguillage, de répit, de développement personnel et de transition, du soutien en intervention, de même que de l'aide à l'emploi », a indiqué Marie-Ève Genest, intervenante auprès des familles des vétérans au Centre des familles de Valcartier lors d'une conférence de presse.

«Le Centre des familles accompagne environ 4000 familles par année, à travers différents services», indique Marie-Claude Michaud, directrice générale du Centre des familles de Valcartier. De manière générale, la fréquentation du Centre varie en fonction des périodes de déploiement. Par exemple, lors des opérations militaires en Afghanistan, «le centre était en mesure d'accueillir plus de 3000 personnes par année».

Quant à l'impact de la nouvelle clientèle sur le Centre, elle indique que «le groupe de travail national estime à 800 le nombre de militaires libérés par des raisons militaires à Valcartier. [...] Il est donc réaliste de penser que nous pourrons aider près de 400 à 500 personnes par année». Avant même l'annonce officielle, 150 vétérans ont déjà reçu de l'aide du Centre «sans faire de promotion précise», ajoute Mme Michaud.

Un besoin criant

«Quand ils enlèvent leur uniforme, tout s'effondre». Pour le général à la retraite Roméo Dallaire, «cette initiative crée un pont entre la vie militaire et la vie civile.» Le général Dallaire ajoute que cette continuité dans les services permet d'éviter que les vétérans ne tombent «dans ce gouffre», en parlant de tous les militaires retraités qui se sont enlevés la vie en revenant au pays.

«J'ai connu un gars qui avait perdu une jambe au combat. Ça faisait un an et il avait une prothèse. Après une visite, il s'est enlevé la vie. Dans la note qu'il a laissée, il n'a pas dit qu'il avait été mal soigné, mais il a réalisé qu'il ne pourrait plus jamais être parachutiste», explique le général Dallaire. «En plus de se sentir dénudés, on perd beaucoup de confiance en nous», ajoute M. Dallaire, qui a lui-même attenté à sa vie à quatre reprises.

Ce projet-pilote, financé par Anciens Combattants Canada, est à l'essai pour une période de quatre ans. La base de Valcartier fait partie des sept bases militaires ciblées à travers le Canada, avec celles de Shiloh, d'Halifax, de North Bay, d'Edmonton, d'Esquimalt et de Trenton. Ces bases ont été choisies «pour des raisons politiques et stratégiques», précise Mme Michaud. «Nous voulions s'assurer que l'armée de l'air, l'armée de terre et la marine étaient également couverts, que les deux langues officielles soient représentées et dans les bases militaires où il y avait un plus grand achalandage.»

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