La controverse a aidé la cause des femmes, dit Thériault

La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault... (Le Soleil, Yan Doublet)

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La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Toute la controverse autour de ses valeurs féministes a eu l'avantage de braquer comme jamais les projecteurs sur la cause des femmes, philosophe la ministre Lise Thériault. 

Son refus de l'étiquette féministe, la semaine dernière, a soulevé une controverse dont la nouvelle ministre de la Condition féminine préfère aujourd'hui voir les bons côtés. 

«Ça faisait longtemps que, dans la semaine qui a précédé la Journée des femmes, on avait abordé autant la question sur la place publique», a commenté Mme Thériault mardi. 

«Je pense que c'est toujours sain dans une société qu'on puisse débattre de sujets qui nous tiennent à coeur, a-t-elle ajouté. [...] Ça aura eu le mérite au moins de repartir le débat.»

Tous n'ont pas été choqués par sa prise de position, a fait remarquer Mme Thériault. D'autres, comme elle, préfèrent ne pas s'associer à certaines tendances du mouvement comme les Femens, par exemple. Mais elle entend lutter pour que les femmes prennent leur place dans les conseils d'administration, les chambres de commerce, le monde des affaires, les médias. «Ce que j'ai voulu dire, c'est que je pense que nous sommes rendus à travailler avec les hommes pour faire avancer la cause des femmes», a affirmé la ministre. 

Elle accepte les critiques dont elle a été la cible comme une fatalité pour ceux qui font de la politique et sont au coeur des débats publics.  

«Inquisition»

Le premier ministre Philippe Couillard estime avoir nommé une ministre de la Condition féminine «très forte» et «très active». La question des étiquettes «fait un peu inquisition», selon lui. Mais il accepte celle de féministe si cela «signifie que je suis pour une plus grande égalité entre les hommes et les femmes». 

Son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, penche plus pour le féminisme à la Denise Bombardier qu'à la Lise Payette. «En tant qu'homme, je ne me sens pas vraiment apprécié par Mme Payette, a déclaré M. Barrette. Mais ça, c'est une perception, évidemment.»

De son côté, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau estime qu'autant un premier ministre qu'une ministre de la Condition féminine doivent se dire féministes. La députée péquiste Carole Poirier a déploré les coupes dans le réseau des centres de la petite enfance (CPE), qui ont permis de réduire la pauvreté chez les femmes, et dans les budgets de programmes destinés aux femmes. Le PQ cherchera à atteindre la «zone paritaire» dans ses candidatures à la prochaine élection. 

La Coalition avenir Québec aussi. Le chef François Legault s'est aussi dit féministe dans la mesure où il est question de «souhaiter l'égalité entre les hommes et les femmes». 

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