Projets de logements sociaux bloqués faute de financement

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La présidente de l'Association des groupes de ressources techniques du Québec, Édith Cyr

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) À Québec, plus de mille unités de logement social attendent un financement pour que la construction puisse débuter, dénonce l'Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ).

«On a beaucoup de projets qui sont arrêtés parce que le financement a beaucoup diminué [...] Il y a des terrains qu'on a perdus», explique Armand Saint-Laurent, coordonnateur d'Action habitation.

«L'autre problème, c'est que ça prend un certain temps avant de développer ces projets-là. Des fois, on peut parler de trois à quatre ans», ajoute-t-il. «Les propriétaires vendeurs de terrains ne sont pas toujours disposés à nous attendre aussi longtemps.»

Les besoins sont surtout criants au centre-ville, dit-il, dans Saint-Jean-Baptiste, Saint-Sauveur et Saint-Roch, mais les terrains disponibles sont rares. Plusieurs projets misent alors plutôt sur la banlieue, notamment le secteur de la Haute-Saint-Charles. Si ces lieux offrent la proximité des espaces verts, ils sont cependant éloignés des services communautaires, explique M. Saint-Laurent. 

Plus de 2000 personnes attendent un logement dans la région. La demande pour les familles monoparentales est grande, selon M. Saint-Laurent.

L'Association des groupes de ressources techniques du Québec a lancé lundi une campagne de publicité avant le dépôt du budget afin de sensibiliser les membres du gouvernement au problème de logement.

Dans la province, 10 000 logements sont en attente de financement, selon l'organisme. «On avait un budget pour réaliser 3000 unités de logement au Québec, alors on souhaite revenir au moins à cela», dit Édith Cyr, présidente de l'AGRTQ.

«Je pense que c'est réaliste», croit Mme Cyr. «Le gouvernement fédéral a dit qu'il voulait réinvestir dans les infrastructures sociales, dont l'habitation. On pense qu'il y a un signal du fédéral. On va le voir dans le budget.»

La campagne voulait donner la parole à ceux qui profitent de ces logements. L'une de ces personnes, Martin Duval, vient tout juste de recevoir les clés de son nouvel appartement. Atteint de la maladie de Crohn, d'une tumeur et de troubles respiratoires, il a dû cesser de travailler.

Il emménagera sous peu après avoir vécu un an dans un petit un et demi, raconte-t-il. «C'est dur à vivre là-dedans», raconte-t-il, ajoutant avoir vu son lot de logements insalubres. «L'ancien loyer où j'habitais, il y avait des refoulements d'égout dans la douche», raconte-t-il. «C'est des proprié-taires qui sont radins. C'est dur d'être bien traité.»

Selon lui, déménager dans son nouveau logement lui apportera une plus grande qualité de vie. Il était sur la liste d'attente depuis près de trois ans avant d'avoir ses clés.

«Je reste positif, axé sur mes forces. Je ne m'apitoie pas sur mon sort.»

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