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La commission politique du PLQ veut serrer la vis aux assistés sociaux

La Commission politique du Parti libéral du Québec presse le gouvernement de... (Archives La Presse)

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(Québec) La Commission politique du Parti libéral du Québec presse le gouvernement de Philippe Couillard de forcer davantage la main aux assistés sociaux aptes au travail et de mieux soutenir financièrement les personnes aux prises avec des contraintes les empêchant de travailler.

«Nous croyons que le Québec doit augmenter significativement le niveau de soutien financier offert aux personnes dont on reconnaît qu'elles ne peuvent pas se réinsérer durablement sur le marché du travail. Une société qui se dit juste ne peut tout simplement pas condamner à la presque indigence des personnes qui sont victimes d'une situation qui les empêchera à terme de subvenir par leurs propres moyens à leurs besoins.»

La Commission politique du PLQ vient de produire un mémoire d'une cinquantaine de pages portant sur la lutte devant être menée contre la pauvreté au Québec. Il est truffé de chiffres et de statistiques. Le Soleil en a obtenu une copie.

À travers ce document, l'instance militante entend donner son point de vue au gouvernement, qui prépare un nouveau plan de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale. Il remplacera ceux élaborés par des gouvernements précédents.

Un adulte seul touchant une prestation du Programme de solidarité sociale, celui réservé aux personnes ayant des contraintes sévères à l'emploi, reçoit 947 $ par mois. Un assisté social vivant seul touche une prestation de base de 623 $ par mois.

«Travaux d'utilité publique»

Une fois que les auteurs ont pris soin de distinguer les personnes aux prises avec des contraintes et les «aptes au travail», ils suggèrent que ces derniers devraient «faire tous les efforts raisonnables pour améliorer leur propre sort, notamment par le recours à de la formation ou par le travail». Et qu'ils devraient «accepter toute offre de formation ou d'emploi qui améliorerait leur sort, sauf pour des raisons liées à la santé, à la famille ou pouvant le justifier».

Dans cette foulée, la Commission politique, dirigée par l'avocat Jérôme Turcotte, invite le gouvernement à réfléchir «sérieusement et publiquement à l'instauration de travaux d'utilité publique et communautaires auxquels les prestataires aptes au travail pourraient participer».

«Nous pensons à des travaux exigeant peu ou pas de qualifications et devant être effectués pour le bien public», peut-on lire dans le document. «Nous manquons de bras et de moyens pour permettre à nos "actifs" de prendre soin des gens qui en ont besoin, comme les enfants, les aînés et les personnes malades.»

Les aînés et les autochtones

Soulignant le triste sort qu'a connu le Centre Mélaric, les membres de la Commission politique estiment «que les personnes aux prises avec une dépendance sévère à un vice (jeu, alcool, drogue) devraient recevoir un soutien de la collectivité dans leurs démarches pour améliorer leur propre sort et redevenir employables». Ils se disent soulagés du réinvestissement annoncé par le gouvernement pour les centres de désintoxication, mais craignent que les problèmes ressurgissent.

Ils y vont de très nombreuses recommandations touchant à une foule de problématiques. Voici quelques-unes de celles qu'ils soumettent au gouvernement :

  • Accroître les ressources visant à aider les personnes souffrant d'un problème comme la toxicomanie ou un trouble mental;
  • Offrir de l'aide psychologique aux personnes ayant des problèmes de santé mentale et/ou de dépendance à l'alcool, aux drogues, aux jeux ou autre;
  • Assurer aux organismes communautaires offrant des services aux itinérants un financement adéquat;
  • Permettre aux aînés de vieillir à domicile en restant dans leur communauté le plus longtemps possible;
  • Élargir la couverture du programme de remboursement de taxes foncières destiné aux personnes âgées ayant subi une forte hausse de leurs taxes municipales;
  • Soutenir les programmes du type Aînés-Avisés afin de sensibiliser les aînés à leurs droits en matière économique, sociale ou autre;
La Commission politique préconise l'élaboration d'un plan de lutte spécifique afin de juguler la pauvreté dans les communautés autochtones. Plus urgemment, elle demande un relevé des «situations sociosanitaires les plus critiques» dans ces communautés et des interventions rapides pour y remédier, «lorsque cela est du ressort du gouvernement provincial».

Ce document, précise-t-on, «ne peut être officiellement considéré à proprement parler comme une prise de position du Parti libéral du Québec, puisqu'il n'a pas été adopté par le conseil général, le Congrès des membres, le conseil de direction ou le comité exécutif». Il reflète cependant l'opinion des membres de la Commission politique du PLQ, qui est le «principal organe de réflexion» du parti.

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