120 soldats de Valcartier en route pour la Pologne

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Les séparations sont toujours difficiles.

Le Soleil Yan Doublet

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(Québec) Quelque 120 militaires ont quitté Valcartier jeudi matin pour s'envoler vers la Pologne où ils partiperont à l'exercice militaire Réassurance.

Quelque 120 soldats de Valcartier se sont envolés jeudi vers la Pologne pour participer à l'exercice militaire Réassurance.

Le contingent canadien est issu du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment. Il vient en relève à un autre groupe de soldats de Valcartier de retour au pays ce vendredi après plus de six mois d'absence. La participation du Canada vise à appuyer l'OTAN dans ses «mesures d'apaisement» mise en place en avril 2014 peu après la crise de Crimée en Ukraine.

Le colonel Michel-Henri Saint-Louis, commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, explique la nature de l'exercice. «Déployer des troupes terrestres en territoire européen nous permet de parfaire nos compétences et nous entraîner avec des éléments de l'alliance de l'OTAN et démontrer la contribution canadienne à cette alliance.»

Au cours des six mois qu'ils passeront là-bas, les militaires devront voyager à travers l'Europe pour participer à différents exercices interarmées. Ils se déplaceront notamment, en Lituanie, en Roumanie et en Allemagne, souligne le commandant. Ils ne devraient jamais se trouver en zone de conflit durant leur séjour.

Le colonel rappelle que les troupes de Valcartier sont en haute disponibilité jusqu'en juillet pour toute mission ou exercice auquel pourrait participer le Canada. Le pays compte actuellement 600 soldats de Valcartier, répartis entre trois principales missions.

C'est le plus haut taux de déploiement de militaires canadiens depuis qu'il a lui-même commandé les dernières opérations de combat en Afghanistan en 2011, rappelle le colonel Saint-Louis.

Les deux autres missions en cours sont l'opération Unifier, menée par les États-Unis, pour développer les capacités de l'armée loyaliste ukrainienne et l'opération IMPACT, au Moyen-Orient, qui vise à ralentir le groupe armé État islamique.

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Photo archives Le Soleil, Yan Doublet

Des départs toujours déchirants

Pour les soldats comme pour leurs proches, la douleur du départ est toujours aussi intense même si l'actuel exercice ne se déroule pas en zone de combat. 

La caporale Julie Létourneau en est à sa seconde mission. Elle sera possiblement plus éprouvante que la première puisqu'elle s'absentera plus longtemps. «J'ai été au Koweït quatre mois. Là, six mois, c'est plus long, plus difficile à gérer», reconnaît la mère de trois enfants.

«C'est une belle expérience pour nous de s'en aller là-bas, mais au niveau de la famille, c'est la coupure avec les enfants qui est le plus difficile. Pour le conjoint, on est deux militaires. On se comprend et on se supporte. Pour les enfants, maman qui s'en va, c'est toujours difficile.»

Une absence aussi longue, ça se prépare. Et ça passe surtout par l'échange avec tous les membres de la famille. «On s'en est parlé à plusieurs reprises, surtout pour le plus jeune. Parfois, ils ne comprennent pas tout, explique la caporale.

«On s'est trouvé des trucs, ajoute-t-elle. On a fait des casse-tête avec des cartes pour montrer où est la Pologne, où s'en va maman. On a expliqué que ce n'était pas dangereux et comment on va vivre là-bas.» Les forces armées préparent aussi des documents pour aider les familles.

C'est au tour de son conjoint, Jonathan Allen, de demeurer à la maison. «C'est dur de se préparer à ça. On fait un plan dans notre tête et on espère que ça va marcher.»

Selon lui, les moyens de communication permettent de mettre un baume sur les longues absences et tromper l'ennui. «Avec Facetime et Skype, il est possible de se parler presque tous les jours. Ce n'est plus un problème comme à l'époque où on devait écrire des lettres.»

Rachel Lejeune est aussi militaire. Pour les six prochains mois, elle vivra l'aventure de l'exercice, seule à la maison avec Anthony, neuf mois. «On est bien organisé. On s'est préparé. On va prendre ça une journée à la fois», soutient-elle, philosophe.

«Hier, on a fait une pratique par Skype avec Anthony pour voir comment il allait réagir de voir et d'entendre son père à l'écran. Il faut faire ça pour qu'il le voie grandir. Ça va tellement vite à cet âge.»

Au moins, elle ne sera pas rongée par l'inquiétude. «On a une idée comment ça se passe. C'est plus un exercice qu'une mission, donc le stress est moins là. Je sais qu'il va revenir», conclut-elle.

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