Mark Flanagan, au service des papilles de Sa Majesté

De passage à Québec afin de participer mercredi... (Le Soleil, Frédéric Matte)

Agrandir

De passage à Québec afin de participer mercredi soir à la soirée Perles et gants blancs, au Centre des congrès, au profit de la YWCA, le chef Mark Flanagan (à droite) a rencontré la presse en compagnie du chef des cuisines du Château Frontenac, Baptiste Peupion.

Le Soleil, Frédéric Matte

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Satisfaire les papilles gustatives des grands de ce monde, c'est la tâche exigeante, mais également passionnante de Mark Flanagan. Grand patron des cuisines de la reine Élisabeth II depuis 2002, le chef britannique avoue ne pas connaître la routine dans son travail au palais de Buckingham.

«Nous cuisinons des repas pour un minimum de 500 personnes chaque jour, les trois quarts pour les employés du palais. Il y a aussi les événements spéciaux qui peuvent compter de 10 à 1000 invités. L'été, ce sont les garden party et leurs 800 personnes. Chaque journée est différente.»

De passage à Québec afin de participer mercredi soir à la soirée Perles et gants blancs, au Centre des congrès, au profit de la YWCA, M. Flanagan a rencontré la presse en compagnie du chef des cuisines du Château Frontenac, Baptiste Peupion. Un three o'clock tea, dans la plus pure tradition anglaise, qui a permis aux deux hommes d'échanger sur leur métier. «C'est un réel plaisir de demeurer au Château [Frontenac]. C'est l'image de Québec que j'ai toujours eue en tête.»

Se disant «chanceux» de voir la neige tomber à gros flocons sur une ville qu'il visite pour la première fois-«le temps ne ressemble en rien à l'Angleterre pour le moment» -, M.Flanagan n'a pas voulu élaborer sur les préférences gastronomiques de la monarque de 89 ans, devenue au début de septembre la souveraine britannique au plus long règne.

«Je ne peux pas donner de détails spécifiques sur le menu de la famille royale. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il est équilibré, simple et fait appel aux produits locaux. À chaque banquet, nous cherchons toujours à utiliser des produits anglais, selon les saisons et la période de l'année. Malheureusement, nous ne produisons pas de champagne, alors il faut aller le chercher ailleurs...»

«Pour tous les repas de Sa Majesté, qu'il soit petit ou grand, j'en discute avec elle et ses adjoints, poursuit-il. Je lui propose des plats. Parfois c'est oui, parfois c'est non; le cas échéant, il faut que je trouve autre chose...»

Le travail protocolaire de M. Flanagan l'amène, lui et ses équipes, à travailler dans des environnements chargés d'histoire. Au Château de Windsor, par exemple, le plus vieux château habité d'Angleterre, où il a le «privilège» d'utiliser les mêmes chaudrons que les cuisiniers du roi George IV et les disciples d'Escoffier qui ont suivi. «Comme les chevaliers qui se passent le glaive d'un à l'autre...» illustre le chef Peupion.

Bons mots pour... la poutine

Lors de son séjour à Québec, M.Flanagan en a profité évidemment pour se sustenter dans quelques établissements de renom, dont Légende, sur la rue Saint-Paul, duquel il se dit «impressionné» par l'utilisation qu'on y fait des produits de la région boréale.

Et la poutine? Nul besoin de poser la question, le chef anglais a lui-même abordé le sujet. «Avant mon départ, ma femme m'a dit qu'il fallait absolument que j'y goûte, lance-t-il, amusé. J'avais même une liste des meilleurs endroits pour le faire. J'en ai mangé une au Château [avec du porc effiloché, selon une recette du chef Peupion]. C'était excellent.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer