«L'entraînement Carrier» en mémoire des victimes du Burkina Faso

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Des dizaines de personnes ont sué pour ne pas oublier, samedi, au centre de crossfit de Lac-Beauport, où était proposé «l'entraînement Carrier», à la mémoire d'Yves Carrier, Maude Carrier, Charlelie Carrier, Gladys Chamberland, Louis Chabot et Suzanne Bernier.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) La communauté de Lac-Beauport continue de pleurer la perte de quatre de ses résidents, morts au Burkina Faso dans un attentat terroriste le 15 janvier.

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Pour l'occasion, Mathieu Corriveau et son équipe ont mis sur pied un entraînement spécial, au nom des Carrier, plus exigeant encore que les routines normales. 

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Des dizaines d'entre eux ont sué pour ne pas oublier, samedi, au centre de crossfit de Lac-Beauport, où était proposé «l'entraînement Carrier», à la mémoire d'Yves Carrier, Maude Carrier, Charlelie Carrier, Gladys Chamberland, Louis Chabot et Suzanne Bernier.

Le propriétaire du centre, Mathieu Corriveau, a réfléchi quelques jours avant de lancer l'initiative. «Je ne voulais pas que ce soit mal compris, que les gens pensent que je veux faire de la promotion», a-t-il raconté lors d'une rencontre avec Le Soleil samedi matin.

«On le fait pour les bonnes raisons, a-t-il insisté. On sait que c'est peu par rapport à la douleur que peuvent vivre les familles. [...] Beaucoup de nos membres étaient proches de ces gens-là. Tout le monde en parle [à Lac-Beauport]. On voulait évacuer les émotions vécues cette semaine.»

Pour l'occasion, M. Corriveau et son équipe ont mis sur pied un entraînement spécial, au nom des Carrier, plus exigeant encore que les routines normales. «On essaie de leur rendre hommage à notre façon à travers un entraînement qui est extrêmement difficile.»

Les proches des victimes n'ont pas été invités directement. «Je ne voulais pas les déranger», a dit M. Corriveau.

Karine Rioux et Emmannuelle Gamache, deux membres du club, ne pouvaient manquer pareil hommage. Toutes deux travaillent à l'école primaire Montagnac, à Lac-Beauport, que fréquentent les petits-enfants d'Yves Carrier. «Pour nous, c'était important d'être là», ont-elles affirmé après leur séance de crossfit, admettant qu'elles avaient pensé aux familles dans les moments les plus souffrants.

Comme bien d'autres professionnels en milieu scolaire, elles ont eu la tâche d'expliquer la tragédie aux enfants cette semaine. «Je suis allée avec des mots d'enfants, sans non plus tout cacher. Je ne suis pas entrée dans les détails. J'ai vraiment mis l'accent sur le voyage humanitaire, le fait qu'ils soient allés aider, faire le bien, aider à construire des écoles», a expliqué Mme Rioux, enseignante de troisième année.

Les enfants de la famille Carrier qui fréquentent l'école Montagnac se sont présentés en classe durant la semaine, malgré le deuil, d'où l'importance de les protéger en expliquant bien la situation aux autres élèves. Selon Mme Gamache, les parents ont pris cette décision «pour maintenir une routine et les garder dans la vie de tous les jours».

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