Suicide chez les autochtones: les agressions jouent un rôle

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La leader autochtone Michèle Audette

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<p>Fanny Lévesque</p>

(Sept-Îles) Le fort taux d'agressions sexuelles et physiques chez les femmes autochtones a certainement un rôle à jouer dans la prévalence des idées suicidaires plus élevée chez les peuples des Premières Nations, selon la leader innue Michèle Audette.

«Quand on connaît leur parcours, c'est malheureux, mais presque 80 % des autochtones qui passent à l'acte ont déjà été agressés ou ont vécu de la violence conjugale et ou familiale», explique l'ex-présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada, appelée à commenter les nouvelles données de Statistique Canada.

L'étude sur les pensées suicidaires au cours de la vie révèle que 25,8 % des femmes des Premières Nations vivant hors réserve sont susceptibles de penser au suicide, 23,8 % des Inuites et 23,4 % des métisses. Dans les trois groupes, les taux frôlent le double de celui des femmes non autochtones, qui se fixe à 13,8 %.

Michèle Audette est loin de s'étonner des chiffres rendus publics mardi, surtout pour les femmes vivant en dehors des réserves. «Une bonne majorité d'entre elles vont quitter la communauté pour des raisons de santé, de survie ou de détresse psychologique, explique-t-elle. Elles cherchent meilleur, elles aspirent à mieux.»

Mais l'arrivée en milieu urbain ne se passe pas toujours comme elles l'espèrent, indique Mme Audette. «Elles manquent souvent d'estime de soi, ce n'est pas évident d'aller chercher de l'aide», poursuit-elle, soulignant que la province manque de ressources transitoires d'hébergement pour les femmes autochtones qui s'installent en ville.

Statistique Canada s'intéresse aussi aux hommes autochtones chez qui les constatations sont similaires avec une prévalence de 23,1 % chez les Inuits et de 21,4 % pour les membres des Premières Nations vivant hors réserve, comparativement à 11,1 % chez les non-autochtones. Selon l'étude, les résultats recueillis en 2012 auprès des autochtones de 26 à 59 ans peuvent être notamment associés à la santé mentale, la situation conjugale et la consommation élevée d'alcool.

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