Ottawa ignore quand les corps seront rapatriés du Burkina Faso

Yves Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot et Charlélie... (Fournie par la famille)

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Yves Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot et Charlélie Carrier, font partie des victimes du raid djihadiste qui a eu lieu à Ouagadougou au Burkina Faso, samedi.

Fournie par la famille

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Quatre jours après les attentats terroristes d'Ouagadougou, le gouvernement du Canada ignore toujours quand les corps des six victimes québécoises seront rapatriés.

«Nous sommes présentement en discussion avec les familles des victimes pour les détails du rapatriement. Le moment où les corps pourront quitter le pays pour revenir au Canada dépend des autorités du Burkina Faso», a indiqué François Lasalle, porte-parole du ministère des Affaires mondiales, qui ignorait également pourquoi les autorités de ce pays d'Afrique n'avaient pas encore libéré les corps.

De son côté, Adam Barratt, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a affirmé à La Presse Canadienne que les ressources du Ministère seraient utilisées pour aider les familles et rapatrier les corps le plus rapidement possible.

M. Lasalle a aussi indiqué qu'il y avait des progrès dans l'enquête sur les attentats qui ont coûté la vie à Yves Carrier, sa fille Maude, son fils Charlelie, sa femme Gladys Chamberland ainsi qu'à leurs amis Louis Chabot et Suzanne Bernier. «Tout ce processus est géré par les autorités du Burkina Faso.»

Deux corps à identifier

Quant à l'identification des corps, M. Lasalle a indiqué que 28 des 30 corps avaient été identifiés. «Il en reste deux à identifier et nous attendons le communiqué de la procureure à cet effet. Cependant, nous n'avons aucune indication à l'effet que ces personnes pourraient être canadiennes. Toutes les victimes canadiennes ont donc été identifiées.»

Quatre des six ou sept terroristes ayant participé aux attentats ont été confirmés comme étant décédés par les autorités locales. Les attentats ont été revendiqués par l'organisation terroriste algérienne Al-Qaida au Maghreb islamique.

L'attentat reste un mystère

Il reste beaucoup de zones d'ombre sur l'attaque à Ouagadougou qui a fait 30 morts vendredi.

Le nombre d'assaillants reste notamment un mystère. Le premier ministre français Manuel Valls a affirmé mardi que «six individus ont ouvert le feu» et que «des six agresseurs, trois ont été tués et trois sont encore recherchés». Or jusqu'à présent, les autorités burkinabè ne faisaient état que de trois assaillants, tous tués. De nombreux témoins font état de 4, 5 ou 6 assaillants dont une ou deux femmes. Par ailleurs, alors qu'on a cru que la cible principale était l'hôtel Splendid et qu'il a concentré l'essentiel de l'attention médiatique et même des forces de sécurité pendant l'attaque, le bilan montre que c'est le café-restaurant Cappuccino qui a été le théâtre le plus sanglant.

26 des 30 personnes tuées l'ont été au Cappuccino, selon une source proche de l'enquête qui précise que 17 étaient à l'intérieur de l'établissement et 9 sur sa terrasse. Il n'y a eu «qu'un» seul mort trouvé à l'hôtel Splendid, et un aussi au maquis (bar) le Taxi-Brousse, où s'est terminé l'assaut.

Avec AFP

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