Lac-Beauport pleure ses disparus

Frédéric Carrier, le fils Yves Carrier et demi-frère... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Frédéric Carrier, le fils Yves Carrier et demi-frère de Charlelie Carrier, deux victimes de l'attentat au Burkina Faso, réconforte ses filles durant une vigile tenue dans la salle Caroline-Brunet du Club nautique de Lac-Beauport, lundi soir.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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<p>Ian Bussières</p>

(Lac-Beauport) Des accolades, des yeux rougis, de la tristesse et de l'incompréhension. Ils étaient près de 150 parents, amis et proches de la famille Carrier-Chamberland à se réunir lundi soir dans la salle Caroline-Brunet du Club nautique de Lac-Beauport afin de se rappeler la mémoire des quatre résidents de cette communauté de 7200 personnes à avoir trouvé la mort dans les attentats d'Ouagadougou.

Même le premier ministre Philippe Couillard et des représentants de la Coalition avenir Québec, du Parti libéral du Canada et du Parti conservateur du Canada s'étaient déplacés pour cette soirée chargée d'émotions organisée par la mairesse Louise Brunet.

Dès l'arrivée du premier ministre, Alexandra Beaupré a tenu à lui remettre une photo où il était photographié avec l'un des disparus, Charlelie Carrier. «M. Couillard était passé à la kermesse du camp de jour Le Saisonnier durant la campagne électorale. Charlelie y était bénévole et avait voulu se faire photographier avec lui. Je tenais à remettre la photo à M. Couillard parce que Charlelie était tellement fier d'être posé avec le premier ministre!» a expliqué la jeune femme, amie du jeune homme de 21 ans.

Unis malgré la douleur

Le premier ministre a semblé ému du geste, le mentionnant lors de son allocution. «On m'a remis cette photo où je suis posé avec Charlelie... Ça nous montre que nous sommes toujours près les uns des autres, que nous restons ensemble, unis malgré la douleur», a-t-il affirmé.

Au sujet de Charlelie Carrier, de son père Yves, de sa mère Gladys Chamberland, de sa demi-soeur Maude Carrier et de leurs amis Louis Chabot et Suzanne Bernier, tous des coopérants internationaux, M. Couillard a parlé de gens «qui avaient été ciblés parce qu'ils faisaient le bien, par les forces du mal qui règnent aussi sur la terre». «Au-delà de tout ce qui peut nous séparer, la grande famille québécoise est réunie autour de ce deuil», a-t-il enchaîné.

Dans la foule nombreuse, des membres de la famille Carrier, mais surtout plusieurs jeunes qui avaient côtoyé Charlelie au camp de jour et qui étaient encore catastrophés de la disparition de leur ami.

«Je suis un ami d'enfance de Charlelie et ça fait drôle de l'appeler comme ça car je l'ai toujours appelé par son surnom, "Chop Suey". Ce gars-là a une simplicité agréable et le plus beau sens de l'humour que j'aie jamais vu. Je n'arrêterai jamais de parler de ce gars au présent car je sais qu'il est avec nous. Je t'aime, Charlelie. Et comme il le dit si bien, keep it tight», a lancé Philippe Trudel, déclenchant de rares rires et applaudissements dans cette soirée chargée de tristesse.

Frédéric Carrier, le fils Yves Carrier et demi-frère... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot) - image 2.0

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Frédéric Carrier, le fils Yves Carrier et demi-frère de Charlelie Carrier, deux victimes de l'attentat au Burkina Faso, réconforte ses filles durant une vigile tenue dans la salle Caroline-Brunet du Club nautique de Lac-Beauport, lundi soir.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

Fils et petite-fille

La petite-fille d'Yves Carrier, Olivia, s'est également exprimée. «Je suis heureuse de ce qu'il a accompli. Ils vont nous protéger... Ils nous aiment fort», a-t-elle déclaré, en sanglots.

Père d'Olivia et fils d'Yves Carrier, Frédéric Carrier a pour sa part parlé de son père comme d'un homme qui était toujours prêt à aider. «Des fois, je trouvais qu'il en faisait trop, des fois il était fatigué. Il n'était pas capable de dire non, il finissait toujours par repartir et tout le monde voulait voyager avec lui. Je suis fier de mon père», a-t-il affirmé aux médias après la cérémonie.

L'homme a aussi tenu à exprimer sa gratitude envers les gouvernements fédéral et provincial. «M. Couillard nous a contactés et nous a offert toutes ses sympathies et son soutien. M. Trudeau a appelé chez nous, le gouvernement s'occupe de tout. Nous n'avons plus rien à faire, les deux paliers nous supportent à 100 % et travaillent pour ramener les corps ici», a-t-il conclu.

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