Chagrin et douleur chez les Soeurs

Près de 150 personnes se sont rassemblées à... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Près de 150 personnes se sont rassemblées à Lac-Beauport, lundi soir, à la mémoire des membres de la famille Carrier-Chamberland tués à Ouagadougou.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Trois jours après les attentats au Burkina Faso qui ont coûté la vie à six citoyens de Québec, le chagrin et la douleur étaient toujours aussi vifs à la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, dans Bellechasse.

«C'est inadmissible. Pourquoi ont-ils fait ça? On ne comprend pas. Ce n'est pas facile à accepter», laisse tomber au bout du fil, depuis Saint-Damien-de-Buckland, soeur Lise Desrochers, dont la communauté avait apporté son aide à l'organisation du voyage humanitaire des quatre membres de la famille Carrier, ainsi que de deux autres bénévoles, Suzanne Bernier et Louis Chabot.

Tout au long de la fin de semaine, soeur Desrochers a tenté en vain de joindre une représentante de la congrégation au Burkina Faso. Ils sont une trentaine à oeuvrer dans ce pays africain de 17 millions d'habitants. «Que ce soit par téléphone, courriel ou Skype, les communications sont très difficiles», explique-t-elle. Une religieuse, soeur Marguerite, a finalement donné signe de vie lundi matin par l'entremise d'un courriel.

Quatre des six victimes sont passées à la maison régionale de la congrégation, vendredi, à Ouagadougou, avant de retourner à l'hôtel Splendid pour prendre un repas «dans la quiétude» et boucler leurs bagages pour le voyage de retour.

«Nous voulons dire aux familles que nous sommes avec elles, mentionne soeur Desrochers, louant le dévouement et la grande générosité des disparus. «Ils aimaient être avec les pauvres. Ils ont donné de leur personne pour les rendre heureux. Ils avaient une générosité joyeuse et dynamique.»

La congrégation préfère laisser un peu retomber la poussière avant de communiquer avec les familles, le temps qu'elles surmontent un tant soit peu leur deuil et terminent les formalités avec les autorités canadiennes au Burkina Faso. En temps et lieu, explique-t-elle, les religieuses comptent honorer la mémoire des disparus.

«Ils sont morts martyrs»

Le courriel envoyé lundi par soeur Marguerite, religieuse africaine installée à Manni, à la Congrégation des soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Saint-Damien de Buckland :

«C'est une très grande peine pour [nous] de vivre cet événement. Toute la paroisse est consternée. Ils étaient venus travailler pour les pauvres. Ils repartaient très joyeux de leur expérience. Ils sont morts d'amour et de compassion pour les plus démunis. Ils sont morts martyrs; leur sang ne restera pas stérile. Ils ont donné leur vie comme le Christ pour sauver ceux qui étaient dans le besoin. C'est très douloureux pour nous, nous portons cela dans la foi, mais je vous avoue que c'est très difficile. Priez pour nous!»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer