Robert Delarosbil, de persona non grata à président du C.A.

Robert Delarosbil a dû lutter pendant deux ans... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Robert Delarosbil a dû lutter pendant deux ans pour pouvoir rester dans son condo de l'immeuble Verre-Bourg avec sa chienne d'assistance Christina. Loin de choisir la voie de la vengeance, il a préféré s'impliquer au sein du conseil d'administration.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les événements prennent parfois des tangentes inattendues. Après avoir mené la lutte pour garder son chien d'assistance, menacé d'expulsion par l'ancien conseil d'administration de l'immeuble de condos Verre-Bourg, Robert Delarosbil est devenu lundi président de son syndicat de copropriétaires.

«Dis mon nom», lance M. Delarosbil, sourire en coin, au représentant du Soleil. «Robert.» Aussitôt, sa fidèle compagne, Christina, lui signale par un affectueux coup de patte que quelqu'un le réclame dans la salle à manger. M. Delarosbil a un problème d'audition sévère. Un implant cochléaire lui permet d'entendre quelque peu. Sa chienne d'assistance acquise à l'été 2011 lui procure une réelle autonomie.

Mais «ses oreilles», comme il désigne Christina, est aussi la source d'une saga judiciaire qui a fait les manchettes pendant deux ans. Les administrateurs de l'époque voulaient l'expulser parce que le règlement de l'immeuble interdit les animaux. Le coûteux conflit s'est terminé en 2013 avec un règlement à l'amiable en faveur de M. Delarosbil.

Aujourd'hui, il accepte de rencontrer Le Soleil pour une seule raison : parler de l'après-2013. «Mon but n'est pas de me venger ou de dire : "Regardez ce que je peux faire", lance-t-il. C'est plutôt de montrer comment les choses vont bien et que les copropriétaires sont contents.» C'est qu'il en a abattu du travail depuis deux ans. 

Tout a commencé par une invitation lancée par un des résidents de l'immeuble de 166 unités, l'ancien ministre péquiste Rosaire Bertrand, alors président d'un conseil d'administration de transition au terme de la saga. «Il m'a demandé si j'aimerais travailler avec eux après la démission d'un membre du conseil d'administration. Je voulais aider le Verre-Bourg qui avait besoin de réparations majeures. Je lui ai répondu que j'embarquais si on ouvrait la machine.»

Importantes rénos

M. Delarosbil a travaillé à la maintenance de l'Université Laval comme électricien. C'était l'occasion de mettre son expertise à profit. «C'est un projet d'un million de dollars. On a refait l'enveloppe extérieure, le stationnement intérieur et remis l'immeuble aux normes incendie», énumère-t-il. Chaque semaine, il participait aux réunions de chantier. Il s'est présenté comme le grand orchestrateur des travaux.

«Il aurait pu être en "barnaque" après cette saga. Au contraire, il a décidé de redonner.» Lyse-Diane Laflamme n'a que de bons mots pour M. Delarosbil. Celle qui possède un condo au Verre-Bourg, travaille avec lui depuis deux ans à titre d'adjointe administrative. «Il est compétent et humain. Lorsqu'il est arrivé au conseil, c'est lui qui a identifié tous les travaux à faire.»

Maintenant, c'est avec fierté qu'il arpente les corridors du Verre-Bourg. «Je ne voulais pas être président, raconte l'homme qui a été élu lundi dernier. Ils ont décidé de me faire confiance. Je me promène et tout le monde est content. Tout ça me réconcilie», conclut-il.

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