Arrivée des réfugiés syriens: le Centre multiethnique suffit à la tâche

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Arrivés à Québec le 2 janvier, Abdalah Al Mashhadani et ses cinq enfants ont accepté de rencontrer les médias jeudi.

Le Soleil, Frédéric Matte

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(Québec) Depuis le début janvier, les réfugiés syriens arrivent dans la capitale à un rythme que peut très bien soutenir le Centre multiethnique de Québec (CMQ), qui ne fonctionne pas encore à pleine capacité.

Sur les 19 chambres que compte l'organisme du quartier Saint-Roch, seulement 8 étaient occupées jeudi. Depuis le début janvier, le Centre a pris sous son aile 5 familles, pour un total de 31 réfugiés syriens. La ville de Québec doit en accueillir 230 en tout.

Rénové au coût de 2,7 millions $ cet automne, le camp de cadets de la base militaire de Valcartier n'a encore accueilli aucun réfugié syrien. Il sera utilisé seulement s'il y a un débordement au Centre multiethnique - ce qu'on croyait peu probable jeudi - ou si le ministère canadien de l'Immigration le réquisitionne pour des groupes plus importants.

Au CMQ, habitué à recevoir 300 réfugiés par année, tout était sous contrôle. «Les Syriens suivent le même parcours que tous ceux qui arrivent chez nous», a indiqué en conférence de presse jeudi Corinne Béguerie, présidente du conseil d'administration du CMQ.

L'infirmière, la banque...

C'est-à-dire qu'après avoir pris une journée de repos, ils rencontrent une infirmière et une travailleuse sociale. Le lendemain, ils ouvrent un compte de banque, s'inscrivent à la Régie de l'assurance maladie du Québec, aux prestations d'aide sociale, aux cours de francisation et à l'école pour les enfants. Par la suite, des bénévoles leur font visiter la ville, leur font prendre l'autobus, etc. Ils visitent également quelques logements. Après une semaine, ils volent déjà de leurs propres ailes... ou presque!

C'est le cas d'Abdalah Al Mashhadani, de sa femme Fatima et de leurs cinq enfants âgés de 3 à 11 ans. Arrivés à Québec le 2 janvier, ils emménagent vendredi dans leur nouveau logement dans Sainte-Foy.

«Accueil chaleureux»

Avec l'aide d'un traducteur, M. Al Mashhadani a indiqué aux journalistes qu'il était très content de «l'accueil chaleureux» qu'il a reçu jusqu'à maintenant. Ses enfants ont répondu qu'ils n'avaient pas encore joué dans la neige, leur père leur ayant demandé d'attendre qu'il fasse moins froid. «J'ai peur qu'ils tombent malades!» a-t-il confié en riant.

Quand il a pris l'avion à Beyrouth, M. Al Mashhadani s'attendait à vivre dans une province canadienne anglophone. Il a appris que Québec serait sa ville d'accueil seulement en atterrissant à Montréal. «Mais je suis content», assure-t-il.

Celui qui était agriculteur en Syrie a fui son pays il y a cinq ans pour le Liban, où il est devenu un petit commerçant, question de gagner assez d'argent pour envoyer ses enfants à l'école. Aujourd'hui, il se dit heureux de pouvoir offrir «un avenir» à ses enfants.

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