Une deuxième famille de réfugiés à Québec

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Des réfugiés continuent leur périple européen dans une température de plus en plus froide. Pendant, ce temps, à Québec, les premières familles arrivent à destination.

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(Québec) Alors qu'une première famille de quatre réfugiés syriens arrivait à Québec à la fin décembre et accaparait l'attention dans la capitale depuis, une seconde a été prise en charge par le Centre multiethnique de Québec, le 1er janvier.

Formée de deux adultes et de cinq enfants, cette autre famille est la deuxième à s'établir à Québec depuis l'implantation des plans d'accueil aux réfugiés mis en place cet automne par les gouvernements provincial (septembre) et fédéral (novembre).

Pour les aider à démarrer leurs nouvelles vies, le groupe est encadré par le Centre multiethnique de Québec (CMQ), organisme partenaire du ministère québécois de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion.

S'ils sont la priorité du CMQ, ces sept migrants sont bien en deçà des projections établies avec le Ministère, qui prévoyait au départ l'arrivée d'une centaine de réfugiés syriens à Québec avant le 1er janvier.

Ce nombre avait été ramené à moins d'une trentaine il y a environ une semaine, lorsque le gouvernement du Québec a annoncé l'arrivée de six avions en provenance du Liban et de la Jordanie, du 28 au 31 décembre.

«On a accueilli une seule famille de sept personnes, mais on en attend d'autres dans les semaines à venir. On va avoir plus d'informations du Ministère [dans les prochains jours]», a expliqué Dominique Lachance, directrice générale du CMQ, dimanche, appelée par Le Soleil à faire un bilan de la situation.

Les raisons expliquant les retards sont multiples. «C'est souvent une question de papiers et de volet administratifs. Ce sont toutes sortes de choses qui sont hors de notre contrôle», a souligné Mme Lachance, qui continue de saluer le travail des fonctionnaires fédéraux et provinciaux dans ce dossier malgré les nombreux rebondissements. «Ce n'est vraiment pas simple à gérer.»

Le vol dans lequel prenait place la famille hébergée par le CMQ devait arriver le 31 décembre à Montréal, mais ne s'est posé que le 1er janvier, a-t-elle fait remarquer pour souligner le caractère imprévisible de l'affluence.

L'arrivée de ces sept migrants au premier jour de l'année a été plus discrète que celle de la famille Sabeh-Jiji, dont l'histoire a été racontée dans Le Soleil de dimanche. «Les profils ne sont pas les mêmes. [...] Le fait que c'est une famille de réfugiés, on essaie de préserver leur dignité», a indiqué la directrice du CMQ. «Ce sont des gens qui sont fatigués. Ils ont fait 14 heures de vol avant de prendre un autobus, etc. Ce sont aussi des gens qui sont seuls [sans proches à Québec].»

La petite famille pourrait sortir de l'ombre une fois reposée et lorsqu'elle aura pris quelques repères.

Sortie publique

Tout dépendant du nombre de réfugiés qu'accueillera la capitale dans les prochaines semaines et à quel rythme, le CMQ, la Ville de Québec et les deux paliers de gouvernement songent à organiser une première activité publique, probablement en janvier.

«Il va y avoir une activité», a assuré Dominique Lachance. «Dès mardi, on va se pencher là-dessus pour voir ce qu'on va faire.»

L'attaché de presse du maire de Québec, Paul-Christian Nolin, a lui aussi laissé entendre que Québec soulignerait l'arrivée des réfugiés. «Nous n'avons pas encore statué sur la forme que ça prendra, mais nous allons d'abord les laisser arriver... Il y aura quelque chose plus tard», a-t-il écrit dans un échange de courriels.

Attentes maintenues

Si la ville de Québec n'a pas encore reçu autant de réfugiés qu'anticipé - le plan initial était d'une centaine avant le 1er janvier et 130 en 2016 -, cela ne veut pas dire qu'elle en accueillera moins. Les certificats de sélection du Québec émis par le gouvernement sont toujours valides et s'appliquent pour les migrants en attente, a confirmé Pierre-Olivier Herbert, porte-parole de la ministre Kathleen Weil. La province travaille en étroite collaboration avec Ottawa et s'attend à ce que de nouveaux vols amènent des réfugiés dans la capitale dans les prochaines semaines. «C'est le gouvernement fédéral qui nolise les vols», a indiqué M. Herbert, ce qui signifie que ce sont les autorités fédérales qui indiquent ensuite quels réfugiés sont à bord des avions et pour quelles destinations.

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