Plus vivante que jamais à 83 ans grâce aux Petits Frères

Mme Lavoie, une bénéficiaire des Petits Frères de... (Lynn Gauthier)

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Mme Lavoie, une bénéficiaire des Petits Frères de Québec, en compagnie du ministre François Blais le 25 décembre

Lynn Gauthier

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(Québec) À quelques jours de Noël, en 2008, Yvette Malouin avait perdu goût à la vie. Elle vivait seule, ne prenait plus soin d'elle. Le 23 décembre, par l'intermédiaire du CLSC, les Petits Frères de Québec l'ont invitée à leur dîner de Noël annuel. Sept ans plus tard, la femme de 83 ans est plus vivante que jamais.

Maintenant à son septième dîner de Noël, Mme Malouin remercie encore le ciel de l'intervention des Petits Frères. «Ça fait sept ans aujourd'hui que je suis entrée en contact avec eux. Ils sont arrivés juste à temps pour me sauver la vie. Je voulais mourir, j'étais tellement malheureuse. Je n'étais pas belle comme aujourd'hui!»

Vendredi, Yvette Malouin et une centaine d'autres personnes âgées en situation d'isolement ont partagé un bon repas, tout sourire, à l'hôtel Clarion. Les Petits Frères se chargent de tout, du transport jusqu'à la musique d'ambiance, assumée par un duo d'accordéonistes qui passaient de table en table. «Je suis tellement heureuse avec eux autres. Aujourd'hui, on est ensemble, remplis de bonheur. On goûte le ciel», imageait Mme Malouin.

«À Québec, il y a près de 40 000 aînés de 75 ans et plus, et les statistiques disent que 30 % d'entre eux vont vivre de l'isolement dans leur grand âge», explique pour sa part le directeur régional des Petits Frères, Pascal Fournier. «Le temps des Fêtes, c'est particulièrement difficile pour eux parce que c'est une période de réjouissance. Ils voient les autres festoyer à la télévision, à la radio.»

Le 24 décembre, son organisme a également effectué plus de 70 visites à domicile, pour les aînés dont leur état ne leur permet pas de se joindre au repas de Noël. L'été, des pique-niques sont organisés dans des chalets au lac Saint-Joseph et à Oka. Le défi, explique M. Fournier, est de trouver les personnes en situation d'isolement. Une fois que cela est fait, les Petits Frères ne les lâchent plus, les accompagnant jusqu'en fin de vie, gratuitement.

Dons du public

Le tout est rendu possible principalement grâce aux dons du public. Cette année, le Grand Fondo Louis Garneau a remis plus de 90 000 $ aux Petits Frères, un gros coup de pouce. «Mais on a toujours besoin de plus, car notre développement est dépendant du financement et des bénévoles. On est un organisme de charité et on veut toujours aider le plus de gens possible.»

Bernard Vachon fait partie de ces bénévoles, lui qui s'implique depuis six ans avec les Petits Frères auprès des «Vieux Amis». «Je suis à la retraite. J'ai été chanceux dans la vie, j'ai une belle famille, alors j'estime qu'il est tout à fait normal de m'impliquer auprès de ces personnes qui ont largement contribué à notre société, mais qui vivent maintenant des problèmes de solitude.»

Si les aînées qu'ils accompagnent attendent avec impatience le repas de Noël, chaque année, c'est également le cas des bénévoles, explique M. Vachon. «Ce n'est pas seulement dans un sens, ces rencontres. On reçoit beaucoup également. La société dans laquelle on évolue accorde peu de temps aux contacts humains. Lorsque l'on prend le temps de côtoyer et d'écouter ces personnes-là, on en tire le plus grand bien.»

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