Traitement royal pour des gens démunis

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Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix prenait sa tâche au sérieux, ne prenant aucun répit entre la cuisine et la salle à manger.

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(Québec) Archibald microbrasserie Duplessis affichait complet dimanche midi. Le restaurant accueillait une clientèle peu habituée de se faire cajoler. À quelques jours de Noël, c'est une occasion de rappeler que tout le monde a droit d'être traité avec dignité.

Ils étaient près de 300 personnes, usagers de la Maison Lauberivière et d'autres organismes communautaires, ainsi que des bénévoles, à profiter de ce repas des Fêtes, organisé une troisième année consécutive au même endroit. Ils ont eu droit à un accueil VIP. Transport par autobus du RTC à partir du centre-ville, tapis rouge, repas complet, chanteurs et cadeaux. Même le service avait un petit air glamour. Des personnalités publiques, principalement du monde de la politique et des médias, apportaient les plats aux tables.

La période des Fêtes est un moment de l'année privilégié pour braquer les projecteurs sur les personnes plus démunies. Au-delà de l'effet médiatique, l'activité permet, en coulisse, de garder le contact avec eux pour accroître les chances de les sortir d'une situation précaire. «On ne réglera pas le cas de l'itinérance avec cette activité», reconnaît Éric Boulay, directeur général de Lauberivière.

«On prépare ça depuis septembre, poursuit-il. On a avisé tout le réseau communautaire d'aller chercher ces personnes pour qu'ils participent au dîner. Ça aide à créer des liens, un paysage pour maximiser ces liens et éventuellement les aider. Vous savez, ils ne sont pas fiers d'être dans leur situation. Il y a la honte. C'est une des raisons de l'exclusion sociale. Ils ont l'impression d'être seuls», explique-t-il.

Gens de passage

Le problème se trouve souvent dans le regard que porte sur eux une partie de la population. «Il y a 8 % à 10 % d'usagers chroniques, mais 50 % de ceux qu'on aide, on ne les reverra jamais, indique M. Boulay. On a l'impression que c'est une sorte [catégorie] de gens. Prenez la santé mentale. Ce n'est pas une cause de l'itinérance, mais un facteur de risque. Quelque part, nous sommes tous susceptibles de nous retrouver, pour différentes raisons, dans une situation précaire.»

««Je m'implique pour que la population n'oublie pas. Il faut rappeler à tout le monde que ça [la misère] existe»»

Régis Labeaume
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Évidemment, l'activité de dimanche envoie un message fort que c'est l'affaire de tous d'aider les plus démunis, même si la classe politique répète sur toutes les tribunes que l'économie de la région se porte bien. «Je m'implique pour que la population n'oublie pas, soutient le maire de Québec, Régis Labeaume. Il faut rappeler à tout le monde que ça [la misère] existe», commente celui qui embrasse la cause de Lauberivière depuis longtemps, même avant qu'il devienne premier magistrat de la Ville.

Monseigneur Gérald Cyprien Lacroix prenait visiblement sa tâche au sérieux, ne prenant aucun répit entre la cuisine et la salle à manger. Le cardinal, archevêque de Québec, apprécie la dimension festive et le respect que revêt l'activité. «Il y a une ambiance de joie dans l'accueil des gens. C'est beau de voir avec quels respect et dignité ils sont accueillis. C'est aussi notre famille», lance-t-il.

Lauberivière est en pleine campagne de financement. Elle espère amasser 700 000 $, soit 50 000 $ de plus que l'an passé. Bonne nouvelle, Archibald lui a remis 4000 $, après avoir consacré à la cause 1 $ sur chaque hamburger vendu en novembre dans ses restaurants de Sainte-Foy et de Lac-Beauport.

Enfants gâtés par les pompiers de Lévis

Le syndicat des pompiers de Lévis tenait dimanche son huitième Noël des pompiers. L'activité vise à égayer la période des Fêtes des enfants démunis et de leur famille. Ainsi, l'action communautaire des sapeurs a permis cette année d'investir 18 000 $ au profit de 250 enfants vivant sur le territoire de la ville. Au cours de la journée, les jeunes ont pu aller à la rencontre du père Noël, recevoir un cadeau et partager un repas avec leurs parents. Les familles participantes avaient été référées par des groupes d'aide de la région. «Cette activité s'inscrit dans les valeurs d'entraide et de dévouement qui nous habitent en tant que pompier. Nous retirons une grande fierté de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des citoyens», explique le sapeur Nicolas Émond. Depuis huit ans, le syndicat a investi près de 100 000 $ auprès de 1500 enfants.

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