Une «thérapie» par l'équitation

Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Simon caresse son cheval, Peter Pan. Il est avec son instructrice, Érika Plante, et son père, Christian Robledo.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Il y a deux ans, Simon communiquait seulement en pointant du doigt les objets. Aujourd'hui, il parle. Ses parents et lui peuvent remercier Peter Pan.

Le diagnostic est tombé il y a trois ans: «trouble du spectre de l'autisme». Simon avait alors quatre ans. Pour ses parents, dont le père, Christian Robledo, c'est le choc. Quelqu'un lui a alors parlé de la Fondation Chevalerie Passion, qui offre un service d'équitation thérapeutique à Saint-Nicolas.

Peter Pan est le cheval que monte Simon. M. Robledo se souvient de la première rencontre avec l'animal. «Simon avait peur. Il pleurait même. Une fois assis sur le cheval, il s'est mis à sourire. Deux ans plus tard, son petit bonhomme n'est plus le même. «Après six mois seulement, c'était déjà un changement à 180 degrés, raconte-t-il. Alors qu'il ne disait pas un mot, il parle maintenant le français et l'espagnol, explique fièrement l'homme d'origine argentine.

Avant, Simon était un garçon timide. Maintenant, il cherche à se faire des amis. Sur le plan relationnel, son contact avec le cheval est bénéfique. Il a aussi gagné beaucoup de confiance en lui. «Si tu peux gérer un animal trois fois grand comme toi, il y a moins de risques de se faire intimider à cause de sa condition», ajoute le père.

«Le cheval est comme une plateforme de physiothérapie et le thérapeute, soutient l'instructrice Diane Plante, directrice générale de la Fondation, créée il y a dix ans. Les personnes de tous âges atteintes d'une déficience intellectuelle, physique ou socioaffective peuvent recourir à l'équitation thérapeutique», ajoute-t-elle.

C'est le cas de Raphaël Roberge, 16 ans, aux prises avec un problème musculaire. «Faire de l'équitation, c'est une forme d'ergothérapie, affirme son père, Denis. J'appelle ça de la thérapie déguisée», blague-t-il. Une fois sur son cheval, Raphaël adopte une posture qui améliore son tonus et sa motricité. À tout moment, il doit solliciter ses muscles pour commander à l'animal, que ce soit avec ses jambes, son tronc ou ses bras.

Il peut ensuite transposer cet apprentissage dans les autres facettes de sa vie. À ce sujet, Mme Laplante a une phrase toute désignée: «Tu continues à être un cavalier dans ta posture, ton attitude».

Paul Gagné est lui aussi père d'un enfant autiste. «Ce n'est pas facile de trouver un sport pour un enfant atteint de ce trouble», avoue-t-il. Son fils, Raphaël, fréquente la fondation depuis 10 ans. Le gaillard âgé de 18 ans prend plaisir à y venir.

«Quand il arrive, il est de bonne humeur. Il est fier. Quand il n'a pas d'intérêt pour quelque chose, il ignore le monde. Ici, il discute. Il développe sa concentration et retient les consignes», se réjouit-il.

La fondation possède des installations sur la route Marie-Victorin. Dimanche, elle annonçait un investissement de 50 000 $ pour améliorer ses installations, principalement la construction d'une salle d'accueil avec commodités sanitaires.

Vous pouvez obtenir plus d'information sur l'organisme à l'adresse Fondationchevaleriepassion.org.

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