L'Église du monstre de spaghettis volant pourra célébrer des mariages

L'Église du monstre de spaghettis volant vénère un dieu... (AP, Danielle Duval)

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L'Église du monstre de spaghettis volant vénère un dieu constitué «d'un tas de membres en spaghettis avec deux boulettes de viande et une paire d'yeux».

AP, Danielle Duval

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Agence France-Presse
Wellington

WELLINGTON - L'Église du monstre de spaghettis volant, un mouvement fondé aux États-Unis pour semble-t-il parodier les dogmes religieux, a été autorisée par les autorités néo-zélandaises à célébrer les mariages.

La Nouvelle-Zélande a reconnu officiellement cette Église dont les adeptes portent des passoires sur la tête, adulent les pirates et pensent que l'univers a été créé par un spaghetti volant. Et dans une décision datant du 10 décembre, les autorités de Wellington lui ont octroyé le droit légal de célébrer des mariages.

La responsable de l'organisation ou «R'Amen en chef» a déclaré dimanche aux médias locaux qu'elle avait demandé à être reconnue comme officiante et espérait pouvoir célébrer des mariages «pastafaris» le mois prochain. «Nous sommes une Église authentique et nos membres aiment se marier, parfois plusieurs fois», avait-elle expliqué auparavant à Radio New Zealand.

Dénoncer le créationnisme

Le mouvement est né voici une dizaine d'années aux États-Unis pour, selon les apparences, dénoncer les dogmes religieux et le créationnisme. Il a largement essaimé et est aujourd'hui présent dans de nombreux pays.

«Nous aimons avoir des baptêmes, des bébés et des divorces, et c'est toujours agréable de disposer d'officiants pour conduire ces cérémonies», a ajouté la R'Amen en chef, qui préfère conserver son anonymat.

Des pâtes, «le principal repas saint», figureront en bonne place aux banquets de mariage, a-t-elle ajouté. S'agissant des codes vestimentaires, «la passoire est le couvre-chef traditionnel»», a-t-elle dit. «Mais si on veut s'habiller en pirate, c'est également permis car bien entendu, les premières personnes créées par le monstre de spaghettis volant furent les pirates».

Le directeur néo-zélandais de l'état civil Jeff Montgomory, auteur de la décision du 10 décembre, a expliqué sur Radio New Zealand que la demande de cette organisation était «l'une des plus inhabituelles» qu'il ait reçue de toute sa carrière.

Mais l'Église répond aux critères requis par la loi néo-zélandaise sur les mariages, a-t-il souligné. «J'en suis arrivé à la conclusion qu'ils ont et font la promotion de convictions philosophiques et donc peuvent désigner des officiants chargés de célébrer les mariages», a-t-il dit.

Toute organisation qui peut faire la démonstration qu'elle a des convictions philosophiques ou religieuses est autorisée à célébrer les unions. Les certificats de mariage ne précisent pas qui a uni les époux, a-t-il aussi rappelé.

L'Église du monstre de spaghettis volant estime également qu'il existe au paradis un volcan à bière, tandis que celle qu'on trouve en enfer est éventée. Le dieu vénéré par les fidèles est décrit sur le site de l'Église comme «un tas de membres en spaghettis avec deux boulettes de viande et une paire d'yeux».

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