Garderies: les négociations dans un «cul-de-sac»

L'Association québécoise des centres de la petite enfance... (123RF/Olesia Bilkei)

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L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) promet que le mois de janvier «risque d'être chaud». La dernière rencontre du groupe de travail qui devait permettre de trouver une entente sur les efforts exigés de Québec aboutit dans un «cul-de-sac».

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(Québec) La dernière rencontre entre le ministère de la Famille et les services de garde subventionnés sur les compressions de 120 millions $ dans le réseau l'an prochain a tourné en eau de boudin, vendredi.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) promet que le mois de janvier «risque d'être chaud». La dernière rencontre du groupe de travail qui devait permettre de trouver une entente sur les efforts exigés de Québec aboutit dans un «cul-de-sac».

Pourtant, au cabinet de la ministre Francine Charbonneau, on se félicitait vendredi après-midi des «avancées» permises par les échanges. «Une nouvelle structure de financement a été acceptée par tous», a noté l'attaché de presse Salim Idrissi. La ministre est ouverte à poursuivre des discussions en 2016, indique-t-il.

Mais, à l'AQCPE, «il n'y a absolument rien qui tient». «Il n'y a rien d'accepté en ce qui nous concerne», a affirmé la porte-parole Marie-Claude Lemieux. «Ni au niveau de la structure de financement ni au niveau de la poursuite des discussions.» Les CPE considèrent que Québec évacue du débat la qualité des services rendus aux enfants.

Dans une note spéciale envoyée à ses membres, l'AQCPE insiste sur «l'importance de continuer la mobilisation tout en exigeant l'abolition des compressions de 120 millions $ pour l'année 2016-2017». L'association refuse de dire ce qu'elle pourrait envisager comme moyens de pression.

Une proposition des garderies subventionnées qui était à l'étude depuis la semaine dernière aurait été rejetée par le Ministère parce qu'elle ne générait pas d'économie suffisante, nous dit-on. Selon nos sources, Québec évalue à 57 millions $ l'effort que les services de garde étaient prêts à faire.

À l'Association des garderies privées du Québec (AGPQ), Samir Alahmad se montre ouvert à d'autres discussions. Mais il croit que les associations qui représentent les différents types de services de garde rencontreront dorénavant le Ministère séparément.

Malgré cette ouverture, M. Alahmad est déçu de l'attitude du gouvernement dans le dossier. «C'est vraiment un cul-de-sac, dit-il. Ils ne nous proposent rien, alors qu'on suggère des choses depuis le mois d'août. [...] Ils ne font rien. Je ne veux pas dire qu'ils sont de mauvaise foi, mais ils travaillent mal.»

Début décembre, la ministre Charbonneau avait rejeté la demande des services de garde subventionnés de mettre sur pied une «véritable table de négociations». «Je ne suis pas en négociation, je suis en discussion», avait-elle clarifié.

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