David Desjardins se défend d'être en conflit d'intérêts

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(Québec) Le chroniqueur et ex-rédacteur en chef de Voir Québec, David Desjardins, estime ne s'être «jamais» mis en situation de conflit d'intérêts pour ne pas avoir dévoilé au Devoir sa nouvelle orientation de carrière dans le marketing de contenu. Cette situation, rendue publique mardi par La Presse, lui a fait perdre sa chronique au quotidien montréalais, en plus de sa carte de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

Dans un long message mis en ligne sur sa page Facebook, mercredi après-midi, Desjardins reconnaît qu'à titre de pigiste, il aurait dû «prévenir plus tôt» l'ensemble de ses clients. «[...] Mais la seule chose pour laquelle je vais m'excuser: avoir mis dans l'embarras des amis, des gens que j'aime et pour lesquels j'ai la plus haute estime».

Desjardins fait valoir que ses «chroniques d'humeur, qui touchent à des situations sociales», que ce soit les mouvements sociaux, les tendances, la politique, voire son environnement familial, «n'avaient de journalistique que la rigueur de l'écriture et leur support. D'où le peu d'intérêt que je voyais à aviser mes clients médiatiques de mes nouvelles activités.»

Dans un domaine où «les médias traditionnels, crise oblige, sont autrement forcés d'étirer l'élastique de l'éthique», il ne cache pas être habité par «un certain sentiment d'injustice». Il confie n'avoir «techniquement ou moralement commis aucune faute, sinon de ne pas avoir suivi à la lettre les balises déontologiques qui servent de garde-fou. Garde-fou que je n'ai cependant pas enjambé.»

Le chroniqueur explique que, «même si tous ne le savaient pas encore», il avait commencé à parler «directement» de son nouveau statut professionnel, y compris au Devoir. Sa lettre d'intention au quotidien pour l'année 2015 en faisait mention, la direction n'ayant visiblement pas encore ouvert la sienne.

«D'où la surprise au Devoir. Cela dit, je ne me suis jamais caché. Et très franchement, cette surprise m'étonne un peu.»

Desjardins en profite pour défendre le statut précaire des journalistes pigistes comme lui, travaillant pour des tarifs «monstrueusement bas», ce qui les oblige «à faire du corpo» pour joindre les deux bouts.

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