Le territoire ancestral reconnu par Ottawa, estime Sioui

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Pour le chef huron, M. Trudeau vient de confirmer qu'il ne «faut pas déshabiller un groupe pour en habiller un autre».

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(Québec) Le grand chef Konrad Sioui croit qu'Ottawa vient de reconnaître que le territoire ancestral de la nation huronne-wendat ne peut être convoité par d'autres communautés autochtones.

Dans son allocution, mardi, le premier ministre libéral Justin Trudeau a promis une vision gouvernementale qui respecte les «traités» ainsi que les décisions des tribunaux.

Cela a sonné comme musique aux oreilles du chef Sioui, qui s'inquiétait cet été encore qu'une entente avec des communautés innues mette en péril une grande partie des droits territoriaux hurons. Une telle avenue «pourrait être le prélude à une autre crise d'Oka», disait-il.

Pour le chef huron, M. Trudeau vient de confirmer qu'il ne «faut pas déshabiller un groupe pour en habiller un autre». Selon lui, l'importance accordée par le premier ministre à la valeur des traités donne à celui détenu par les Hurons, le traité de Murray de 1760, préséance aux revendications des communautés qui n'en possèdent pas.

«Si on a déjà un traité historique, [il ne faut pas] que les revendications des Attikamek ou des Innus viennent porter atteinte aux ententes déjà établies, dit le chef Sioui. C'est tout à fait normal. Ça, [M.Trudeau] l'a bien clarifié.»

Au cours des dernières années, des tensions sont apparues entre les Hurons-Wendat de Wendake et la communauté innue de Pointe-Bleue, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, à propos de la réserve faunique des Laurentides, qu'ils revendiquent et utilisent pour la chasse et la pêche.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, constate aussi l'importance accordée aux traités par le premier ministre libéral. Reste maintenant à s'entendre sur ce que disent vraiment ces traités, souligne-t-il. Des discussions devront avoir lieu entre les communautés concernées. «Ça fait partie des défis qui se présentent à nous», a affirmé M. Picard.

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