Les Innus veulent «la vraie histoire» dans les écoles

La préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord,... (Photo collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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La préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil, et le chef de la communauté innue de Pessamit, René Simon

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Dans une démarche de rapprochement sans précédent, les élus et chefs innus de la Côte-Nord élaboreront un programme d'enseignement de «la vraie histoire» des peuples autochtones aux élèves des écoles de la région.

La mesure pour le moins audacieuse s'inscrit dans la création d'une toute nouvelle instance régionale où siégeront à la même table des chefs autochtones et les préfets nord-côtiers. «C'est un avancement exceptionnel», a réagi jeudi la préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord, Micheline Anctil, au sortir d'une séance de travail commune.

Les élus miseront sur l'enseignement des jeunes pour développer une «société plus juste» et une «cohabitation harmonieuse», a poursuivi l'élue. «Il faut apprendre aux enfants la vraie histoire. On sait qu'il y a une histoire enseignée dans les écoles, mais on veut qu'il y ait une évolution, qu'on enseigne la même, notre histoire à nous sur la Côte-Nord.»

Les chefs et les préfets ont aussi convenu d'unir leurs forces dans les dossiers «d'intérêt commun», comme le prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord. Les élus nord-côtiers donnent également leur appui aux Innus pour la tenue d'une commission d'enquête publique sur les femmes autochtones disparues ou assassinées au pays.

«On s'est tendu la main mutuellement, on constatait que nous avions des enjeux communs et que c'était à notre avantage de travailler ensemble, explique Mme Anctil. Le chef de la communauté de Pessamit, près de Baie-Comeau, abonde dans le même sens, mais y voit aussi un lien avec la médiatisation récente de plusieurs enjeux autochtones.

«Il y a une prise de conscience qui a été faite, notamment avec le dossier des femmes autochtones et tous les événements de Val-d'Or, la discrimination aussi. Ç'a créé un malaise, je pense, au niveau des municipalités. Tous ces aspects-là ont été discutés pour assainir les marques de non-respect entre les deux groupes», a ajouté René Simon.

L'instance «qui portera les priorités communes» sera définie au cours des prochaines semaines. Les chefs des huit communautés innues et de la nation Naskapi, Kawawachikamach, y seront représentés ainsi que les préfets des MRC de la Côte-Nord.

La démarche historique a débuté avec la signature d'un protocole de rapprochement en mars 2015.

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