Le nombre de réfugiés n'a «rien à voir» avec les craintes exprimées, dit Labeaume

Le maire Régis Labeaume a dit avoir été... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le maire Régis Labeaume a dit avoir été «surpris» par le nombre de réfugiés qui, soutient-il, ne serait pas relié à des craintes exprimées par lui-même et la population.

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(Québec) Le faible nombre de Syriens que la Québec recevra n'a «rien à voir» avec les craintes exprimées sur les réfugiés ces dernières semaines, assure Régis Labeaume.

«Non, ce n'est pas ça du tout, ça n'a absolument rien à voir», a tranché le maire de Québec jeudi matin.

La Ville de Québec accueillera 230 réfugiés syriens alors qu'elle était prête pour de 125 à 200 familles, soit de 500 à 800 individus. Un nombre comparable à des villes de taille moindre comme Gatineau et Sherbrooke.

M. Labeaume a dit avoir été «surpris» par ce chiffre qui, assure-t-il, n'est pas lié à des craintes exprimées par lui-même et la population. À la mi-novembre, peu après les attentats de Paris, M. Labeaume avait dit que «la peur s'installe» dans la région.

Il avait aussi dit souhaiter accueillir en priorité des familles, «car elles font moins peur» que des jeunes hommes qui pourraient être liés aux terroristes.

Ottawa a confirmé mardi que la priorité pour les réfugiés sera donnée aux femmes, aux familles, aux minorités sexuelles et aux hommes célibataires, à condition qu'ils soient accompagnés de leurs parents.

Mercredi, M. Labeaume avait soutenu avoir été «écouté» par le gouvernement fédéral. Mais il parlait alors, dit-il, du profil des réfugiés et du délai reporté par Ottawa pour recevoir 25 000 et non du nombre de personnes. «On est très surpris. Mais on va tout faire pour les rendre heureux, ces gens-là, mais on est surpris», a-t-il martelé en soulignant que tout n'est pas encore clair dans le plan du fédéral.

«Je ne dis plus rien parce que tout est tellement imprévisible que je vais attendre. Et on va se tenir prêt. On est prêts.»

Le maire a expliqué jeudi la faible proportion de nouveaux arrivants à Québec (230) sur le total provincial de 7500 d'ici février par le haut taux de réfugiés parrainés, soit plus de 5200. Puisque Montréal compte une importante communauté syrienne, il est normal que la métropole en accueille davantage, a-t-il dit.

Legault et les «réticences» du maire

En après-midi, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a fait un lien entre des réticences exprimées par le maire Labeaume et le nombre moins élevé que prévu de réfugiés syriens à Québec.

«On a vu qu'il a tenu des propos où il y avait des réticences, donc je comprends qu'en conséquence de ces réticences, on en a un peu moins à Québec que ce que, peut-être, certains auraient souhaité», a dit le chef caquiste. «En même temps, il ne faut pas forcer les choses plus que ça», a toutefois nuancé M. Legault selon qui l'intégration des réfugiés exige un travail commun avec les municipalités.

«Il faut avoir la collaboration des personnes, incluant les maires, incluant le maire de Québec, pour l'intégration des réfugiés, a-t-il dit. On ne peut pas commencer à le faire contre M. Labeaume.»

Au cabinet du maire, le porte-parole du maire Labeaume, Paul-Christian Nolin, n'a pas souhaité commenter directement les propos de M. Legault. Mais il a assuré que jamais le maire de Québec n'a demandé à recevoir moins de réfugiés que les objectifs rendus publics dès septembre. «C'est faux de dire ça. En aucun moment, les propos du maire n'ont visé à réduire le nombre [de réfugiés]. Au contraire, nous avons toujours maintenu et souhaité être en mesure d'accueillir 500 à 800 réfugiés», a dit M. Nolin.

Plus à venir, dit Hamad

Le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a aussi admis jeudi qu'il s'attendait à voir arriver davantage de réfugiés syriens dans la capitale.

«Là, on a ce chiffre, il va y en avoir d'autres. Faisons bien ce qu'on a à faire et rien n'empêche d'en avoir plus», a-t-il lancé en mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

M. Hamad a aussi expliqué cette différence par le grand nombre de nouveaux arrivants parrainés par de la famille dans la région montréalaise.

M. Hamad, d'ailleurs d'origine syrienne, a aussi cité son cas lorsque les journalistes lui ont parlé de francisation des réfugiés. «Vous avez un bel exemple devant vous, c'est pas parfait, j'ai des améliorations encore à faire avec mon français, mais on se comprend», a-t-il lancé, provoquant un éclat de rire chez les représentants de la presse.

Avec Jean-Marc Salvet et La Presse Canadienne

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