L'insécurité alimentaire, «une tache à Québec»

L'insécurité alimentaire rime de plus en plus avec... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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L'insécurité alimentaire rime de plus en plus avec jeunesse. Trente-six pour cent des bénéficiaires de Moisson Québec ont moins de 18 ans.

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(Québec) Une personne sur cinq qui a recours à la banque alimentaire de Moisson Québec possède un revenu lié à un emploi qui, de toute évidence, ne lui permet pas de subvenir à ses besoins en nourriture. Un chiffre qui illustre de bien triste façon le thème de la 15e Grande guignolée des médias, Le visage de la pauvreté change.

Des 35 470 personnes qui s'approvisionnent chaque mois à Moisson Québec, 21 % sont des travailleurs au salaire minimum, à temps partiel, sur appel ou autonomes, un taux supérieur à la moyenne québécoise, explique la directrice générale de l'organisme caritatif, Élaine Côté. «C'est dérangeant. À Québec, une ville considérée comme riche, avec plein de ressources, c'est une tache. Manger, c'est quand même essentiel dans une vie.»

L'insécurité alimentaire rime aussi de plus en plus avec jeunesse. Trente-six pour cent des bénéficiaires de Moisson Québec ont moins de 18 ans, ce qui situe la région dans la moyenne provinciale et canadienne.

Si les besoins ne cessent de grandir d'une année à l'autre, à l'inverse, Moisson Québec a de plus en plus de mal à répondre à la demande. Les approvisionnements ont baissé de 7 à 8 % cette année. «La baisse est forte et l'inquiétude est grande, alors que nous ne sommes pas encore dans les mois les plus difficiles, comme janvier, février et mars. Est-ce que la tendance va se maintenir? Je ne sais pas, mais quand j'y pense, j'ai un petit vertige...»

«Porteurs d'espoir»

Devant cette situation précaire, Moisson Québec continue à miser sur des projets «porteurs d'espoir», telle la récupération de viande dans les magasins d'alimentation, histoire de fournir des sources en protéines qui ne se retrouvent pas dans les paniers de provisions. La viande qui approche de la date de péremption est mise au congélateur, dans l'attente de sa récupération par des camions de l'organisme.

Un cinquième magasin s'est ajouté récemment à la liste des fournisseurs. Compte tenu du manque d'espace et de congélateurs à l'entrepôt de la rue Hertz, il serait difficile pour le moment d'aller au-delà de 10 épiceries, explique Mme Côté. «C'est clair qu'il faut agrandir, mais pour l'instant, on évalue les besoins, en essayant d'être le plus efficace possible. Aucune décision n'a encore été prise.»

La Grande guignolée des médias a lieu jusqu'au 24 décembre, dans les magasins Provigo et Maxi, dans les pharmacies Jean Coutu, dans les bureaux de Via Capitale et les médias participants, dont Le Soleil. Des dons en argent peuvent aussi être faits sur le site www.moissonquebec.com

Élaine Côté insiste sur l'importance de chaque montant, aussi minime soit-il, qui permet «de faire des miracles». Pour chaque dollar amassé, Moisson Québec retourne l'équivalent de 13 $ en denrées.

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