Le PQ applaudit un plaidoyer d'indépendance... autochtone

«Je suis Innu. Je suis souverainiste», a prononcé... (Photothèque Le Soleil)

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«Je suis Innu. Je suis souverainiste», a prononcé Ghislain Picard (gauche), le chef de l'Assemblée des Premières Nations. Des mots qui lui ont valu une ovation spontanée des quelque 350 délégués péquistes réunis en Conseil national.

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(Sherbrooke) Un plaidoyer du chef Ghislain Picard pour le droit des autochtones à l'indépendance a été chaudement applaudi au Parti québécois (PQ), malgré la menace que cela poserait à l'intégrité territoriale du Québec.

«Je suis Innu. Je suis souverainiste.» Ces quelques mots du chef autochtone lui ont valu une ovation spontanée et sentie des quelque 350 délégués péquistes réunis en Conseil national. Mais il n'a pas fallu attendre très longtemps pour comprendre que M. Picard n'était pas devenu un nouveau porte-étendard du camp du Oui.

«C'est un appui à moi et à nous comme Premières Nations», a précisé le chef de l'Assemblée des premières nations du Québec et du Labrador (APNQL) en mêlée de presse. «Il n'y a personne qui peut réclamer le monopole sur la souveraineté. [...] Je suis souverainiste pour ma nation et ça inclut les territoires, de toute évidence.»

La partition du Québec demeure «une possibilité», soutient-il. «À mes yeux, tout est sur la table», dit M. Picard.

Si un nouveau référendum sur l'indépendance du Québec devait se tenir, M. Picard affirme que lui-même ne voterait pas. Mais chacun aurait la liberté de décider en son âme et conscience. «Nos nations ont décidé de se prononcer en 1995 de façon très, très claire qu'ils voulaient entretenir la relation avec le gouvernement fédéral à l'époque», a rappelé M. Picard. Pour lui, de toute façon, «la souveraineté du Québec n'est pas quelque chose qui semble une réalité à court ou moyen terme».

Ouverture saluée

Le chef de l'APNQL salue par ailleurs l'ouverture de la plateforme politique péquiste aux questions autochtones. Il fait de même pour celle de Québec solidaire. M. Picard est le premier leader autochtone à assister à un conseil national du PQ depuis Max Gros-Louis, en 1991.

«Avec le gouvernement de M. Couillard, on pensait être bien parti, a affirmé M. Picard. Avant la campagne, il disait avoir une main tendue aux Premières Nations et il s'est permis de parler de partage des revenus. Mais on constate plus d'un an après que ce n'est pas ce qui résonne dans l'oreille des dirigeants autochtones au Québec.»

Dans son allocution devant les délégués, Pierre Karl Péladeau a dit partager «avec les Premières Nations la quête de liberté et le respect de nos droits, la volonté de préserver notre langue, notre culture et la perpétuation de notre émancipation par le biais de l'éducation».

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