Un toit pour les exclues des exclues

Toutes les femmes qui cherchent un lieu sécuritaire,... (Photothèque Le Soleil)

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Toutes les femmes qui cherchent un lieu sécuritaire, qui ne trouvent pas de place dans les autres ressources, qui ont besoin de soutien, sont acceptées dans la maison d'hébergement de l'organisme L.U.N.E., qui a rouvert ses portes récemment.

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(Québec) Après un lent départ l'hiver dernier, une maison d'hébergement nocturne bien particulière renaît au centre-ville de Québec afin d'offrir un gîte aux exclues des exclues, celles qui sont refoulées par les dortoirs traditionnels.

«Tu es une femme, sans endroit pour dormir? Ton état fait en sorte que les ressources d'hébergement refusent de t'admettre? Les refuges débordent? Viens nous voir!» invite l'affiche distribuée par le groupe L.U.N.E.

L.U.N.E., c'est un acronyme pour Libres Unies Nuancées Ensemble. Et c'est un organisme créé par et pour des femmes marginalisées, certaines travailleuses du sexe ou ex-travailleuses du sexe.

Après de nombreuses années d'efforts, la troupe avait finalement réussi à ouvrir les portes d'un appartement où on ne jugeait pas à l'entrée, où même les visiteuses éméchées et perdues dans les paradis artificiels sont admises. Un besoin, selon les femmes du milieu. Sur place, de l'aide, des produits de toilette, laveuse-sécheuse, de la nourriture dans le frigo. Et de l'aide.

«Le projet-pilote a fonctionné», se réjouit la nouvelle coordonnatrice du projet, Chantale Simoneau. Le financement étant limité, les membres de L.U.N.E. ont toutefois dû fermer les portes en mars, pour l'été. «C'était plus pertinent d'être ouvert pour la période froide.»

Récemment, donc, a eu lieu la réouverture de l'appartement un peu particulier de la rue Notre-Dame-des-Anges, au coeur du quartier Saint-Roch. Nouveauté pour cet hiver, on ne vise pas seulement la clientèle de la prostitution de rue. Toutes les femmes qui cherchent un lieu sécuritaire, qui ne trouvent pas de place dans les autres ressources, qui ont besoin de soutien, seront acceptées. Peu importe qu'elles aient consommé des drogues ou de l'alcool, peu importe qu'elles soient déboussolées.

Trentaine d'utilisatrices

L'an dernier, une trentaine d'utilisatrices de drogues, de travailleuses du sexe, parfois confrontées à des démons intérieurs, ont fréquenté le centre d'hébergement de L.U.N.E. Mme Simoneau juge néanmoins que c'est un succès, la clientèle visée, marginalisée, étant difficile à rejoindre. Cela même si le besoin pour un lieu d'accueil «à haut seuil d'acceptabilité» émanait justement des femmes de la rue. Ici toute femme est acceptée, sauf si elle est dangereuse pour elle-même ou les autres; dans ce cas, elle pourrait être envoyée à l'hôpital.

Les portes ouvrent à 22h et ferment à 8h. Comme l'hiver dernier, les urgences des hôpitaux et les policiers sont dans le coup. Ils pourront recommander des femmes à ce centre d'hébergement.

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