Une trousse pour mieux comprendre la radicalisation

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Donnée intéressante, 66 % des gens qui sont radicalisés jusqu'à tomber dans l'extrémisme violent le font par l'influence de gens de leur entourage.

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(Québec) Radicalisation, fanatisme, fondamentalisme, intégrisme. Des termes souvent entendus ces jours-ci, parfois mal employés ou mal compris. Il existe maintenant une trousse de renseignements grand public pour mieux comprendre le phénomène, son processus, les signes annonciateurs et comment on peut prévenir sa forme la plus poussée: l'extrémisme violent.

«Il est possible d'être pacifique et radical. Gandhi était radical. Il a fait progresser la société. La violence n'est pas toujours associée à la radicalisation.» L'assertion peut étonner. Celui qui la prononce est Jocelyn J. Bélanger, professeur au Département de psychologie de l'UQAM, qui a dirigé la rédaction de la première trousse de renseignements sur l'extrémisme violent en Amérique du Nord.

La sortie du document accessible gratuitement sur le Web à l'adresse trev.uqam.ca était planifiée bien avant les attentats de Paris. «C'est un outil qui s'adresse aux parents, aux professeurs, à tout le monde, en fait», lance M. Bélanger.

Mythes

La trousse en profite pour déboulonner au passage quelques mythes. «Mis à part le fait que ce sont en majorité des jeunes hommes de 18 à 24 ans, il n'y a aucune donnée scientifique satisfaisante pour dresser un profil démographique : statut socio­économique, origine ethnique, appartenance religieuse ou scolarité.

Donnée intéressante, 66 % des gens qui sont radicalisés jusqu'à tomber dans l'extrémisme violent le font par l'influence de gens de leur entourage. La quête de sens qui mène à la radicalisation peut être tellement forte que l'individu peut être prêt à se sacrifier lui-même pour défendre son groupe idéologique. C'est ce qu'on a vu à Paris avec les terroristes qui se sont fait exploser. 

 L'extrémisme violent peut prendre d'autres formes. L'exemple de la dizaine de jeunes de Québec qui voulaient se rendre en Turquie pour combattre le groupe armé État islamique aux côtés des milices kurdes en est un. La bonne nouvelle, comme pour eux, il est possible de désamorcer le processus lorsqu'il est détecté avant que ne soient commis des gestes violents.

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