L'armée canadienne pourra héberger 13 000 réfugiés

Les réfugiés quittent tranquillement les camps temporaires pour... (AFP, Oli Scarff)

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Les réfugiés quittent tranquillement les camps temporaires pour être reçus dans leurs pays d'accueil respectifs.

AFP, Oli Scarff

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(Québec) Les Forces armées canadiennes affirment pouvoir fournir de l'hébergement à un maximum de 13 000 réfugiés syriens à travers le Canada pendant une période n'excédant pas trois mois.

Si l'objectif de 25 000 avant la fin de l'année est maintenu, cela signifie que les premiers arrivés ne feront que passer par les bases militaires pour ensuite être relogés ailleurs.

Ce séjour servira à compléter les évaluations médicales et les contrôles de sécurité qui n'auraient pas été faits avant l'embarquement.

Les réfugiés attendus au Canada séjournent actuellement dans des camps en Turquie, au Liban et en Jordanie.

Le Soleil a mis la main sur une copie de l'«ordre d'avertissement» signé par le général des Forces armées, Jonathan Vance. 

On y décrit le rôle des Forces armées dans le cadre de l'«opération Provision». Les détails devraient être annoncés jeudi à Ottawa.

Le document ne précise pas la capacité d'accueil ni le nombre de réfugiés dirigés vers chacune des bases canadiennes.

Combien à Valcartier et quand? Ce n'est pas précis encore. Le FM93 a avancé mercredi le chiffre de 500 à partir du 1er décembre, mais ce scénario n'a pas été confirmé par les Forces armées.

Une dizaine d'agences et de ministères fédéraux seront mis à contribution dans l'opération, sans compter les provinces, les municipalités et des joueurs privés, dont la Croix-Rouge.

Actions coordonnées

Malgré les divergences politiques exprimées ces derniers jours, on assure que les acteurs concernés se parlent et coordonnent leurs actions.  

Le maire Labeaume se sentira peut-être rassuré d'apprendre que les réfugiés attendus sont «principalement des familles», confirme le document militaire.

L'une des préoccupations est d'ailleurs de trouver des bénévoles pour faire de l'animation auprès des enfants pendant leur séjour sur les bases militaires. 

La Croix-Rouge de Québec sait qu'elle sera mise à contribution, mais ne connaît pas encore son rôle précis. Son expertise est dans le logement, le soutien à l'alimentation, la quête de vêtements et la gestion de bénévoles et de dons, rappelle son porte-parole Carl Boisvert.

Pleine liberté ou «quarantaine» pour les arrivants?

Le plan prévoit que les premiers militaires canadiens seront déployés d'une journée à l'autre dans les aéroports d'embarquement et de débarquement.

Les familles qui ont déjà fait l'objet de vérifications, qui possèdent des papiers et sont attendues dans le cadre de parrainage, feront un séjour minimal sur la base militaire.

Pour les autres, on ne sait pas encore. Auront-ils la pleine liberté de circuler sur la base et de la quitter à leur guise ou y seront-ils contraints dans une forme de «quarantaine»? 

Ce ne sera pas comme un centre de détention avec des miradors, assure une source impliquée dans les préparatifs. 

On comprend cependant que le séjour à Valcartier doit servir à terminer les contrôles de santé et de sécurité. Les réfugiés devront s'y soumettre.  

L'«ordre d'avertissement» signale que les Forces armées pourraient avoir à «modifier les mesures de sécurité des bases pour répondre aux niveaux de protection de la force».

Le document soulève aussi la question de la responsabilité légale des militaires pour accomplir des «tâches policières envers les réfugiés». 

Plusieurs scénarios d'hébergement sont envisageables. Il y a sur la base des logements actuellement inoccupés, et les bâtiments du camp des cadets et du Camp Vimy (milice) pourraient être utilisés.

Des logements seront d'autre part libérés par des militaires à qui on vient de demander de s'installer ailleurs pendant quelques mois, peut-être à la Citadelle. 

Quartier militaire de Sainte-Foy

On pourrait aussi imaginer utiliser les 120 maisons vacantes du quartier militaire de Sainte-Foy, derrière les centres commerciaux. 

Cela poserait peut-être un problème de zonage pour y loger des réfugiés, les règles actuelles limitant l'usage à celui de résidences militaires. Mais c'est le genre de choses qui pourraient éventuellement s'arranger.

On parle ici d'un hébergement temporaire, car ces maisons sont vouées à la démolition et, de toute façon, on ne voudrait pas y créer un ghetto. 

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