Réfugiés syriens: élan de générosité de la population à Québec

La directrice du Centre multiethnique, Dominique Lachance, croit devoir... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La directrice du Centre multiethnique, Dominique Lachance, croit devoir embaucher au moins cinq personnes supplémentaires aux 22 que compte déjà l'organisme d'intégration.

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(Québec) L'arrivée massive à Québec de 800 réfugiés syriens prévue en décembre semble provoquer un élan de générosité dans la population. Le Centre multiethnique note une hausse importante du nombre de personnes intéressées à leur venir en aide. Une bonne nouvelle pour l'organisme, qui aura grandement besoin de ressources supplémentaires.

«Depuis septembre, le nombre de personnes qui participent à nos sessions d'information est passé d'une quinzaine à 60», lance la directrice du centre, Dominique Lachance. «Ça veut dire qu'on a à peu près 250 personnes supplémentaires qui peuvent s'ajouter à notre banque de bénévoles, qui en compte déjà une cinquantaine. Ça tombe bien parce qu'on va avoir besoin d'un coup de main avec cet accueil massif-là», ajoute-t-elle.

Malgré les discours politiques des derniers jours qui demandaient au gouvernement canadien de mettre un frein au processus d'immigration, le centre multiethnique n'a jamais ralenti la cadence, au contraire. «On est même un peu plus en accéléré, confie la directrice. On n'a pas le choix parce que quand ils vont arriver, nous devrons être prêts.»

Porte d'entrée

Le Centre multiethnique est la porte d'entrée des réfugiés pris en charge par l'État. Il veille, entre autres, à leur inscription aux programmes universels comme l'assurance-maladie, aux cours de francisation, à l'inscription à l'école, à l'accès au logement, à donner l'information sur les lois et règlements au Canada.

La charge de travail est énorme et la durée de l'aide apportée par le centre varie selon la capacité d'adaptation de chaque individu. «Le suivi peut être de quelques mois, jusqu'à cinq ans. Habituellement, les gens veulent entrer en relation assez rapidement avec leur environnement», explique Mme Lachance.

L'arrivée de quelque 200 familles dans la capitale exigera l'implication de beaucoup de ressources humaines. La directrice croit devoir embaucher au moins cinq personnes supplémentaires aux 22 que compte déjà l'organisme d'intégration.

La langue, un obstacle majeur

Évidemment, la langue s'avère un obstacle majeur. Le centre prévoit aussi l'embauche d'une vingtaine d'interprètes qui peuvent parler l'arabe et le kurde. «Une dizaine serviront aux besoins spécifiques du centre. Les autres seront déployés comme agents de liaison avec les milieux scolaires et autres organismes qui donnent des services externes au centre.»

Mme Lachance l'avoue, son équipe et elle vivent un véritable tourbillon. Cependant, elle assure être prête. «Ce qui nous manque, c'est que le gouvernement officialise leur venue : où, quand et comment. Actuellement, on travaille sur des scénarios hypothétiques. C'est ce qui est difficile. On attend le feu vert.»

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