Autochtones: enquête québécoise toujours demandée

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La directrice du Centre d'amitié autochtone, Édith Cloutier

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(Québec) Alors que la poussière retombe tranquillement à Val-d'Or, la directrice du Centre d'amitié autochtone, Édith Cloutier, réitère qu'une commission d'enquête doit être déclenchée sur les relations entre les Premières Nations et les policiers.

La controverse sur les allégations d'abus de pouvoir et d'inconduite sexuelle de policiers sur des femmes autochtones «a été l'épicentre d'un grand drame», a commenté Mme Cloutier, mardi. Les dénonciations rendues publiques en octobre ont été faites autour de la table du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or.

«C'est une tragédie nationale, a souligné la directrice générale. Nos aînés parlent d'un volcan qui a été en éruption et qui ne touche plus seulement Val-d'Or. Ça dépasse les frontières du Québec.»

Les travaux de la commission parlementaire des relations avec les citoyens sur les conditions de vie des femmes autochtones ont débuté, mardi, à l'Assemblée nationale. Divers intervenants doivent témoigner devant les députés de problématiques vécues dans certaines communautés, notamment la pénurie de logements et la violence conjugale. Un rapport est attendu l'été prochain.

Mais les recommandations des parlementaires qui découleront de l'étude de la situation ne suffiront pas. «Une commission d'enquête publique exigerait d'avoir des conclusions qui vont beaucoup plus loin, d'avoir des témoins, des policiers, des autochtones, souligne Mme Cloutier. Je pense qu'il y a des compléments à aller chercher sur ces types de mécanismes que le gouvernement pourrait mettre en place.»

Relations avec les policiers

Lors de sa rencontre avec les chefs, le 4 novembre, Philippe Couillard a demandé à Ottawa, qui entend tenir une commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, d'inclure un volet sur les relations avec les policiers.

Un point de vue répété par son ministre des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, mardi. «Est-ce qu'il faut avoir deux enquêtes publiques sur le même sujet? demande le ministre. [...] On va faire des choses complémentaires à l'initiative fédérale. Je veux voir [la ministre fédérale, Mme Carolyn] Bennett avant Noël. Il sera important de s'assurer d'une complémentarité entre les démarches.»

Au Parti québécois, il apparaît clair à la porte-parole Carole Poirier qu'une enquête indépendante québécoise est nécessaire. «La police qui enquête sur la police, ce n'est pas la bonne solution, dit-elle. [...] Pourquoi les femmes de Val-d'Or n'ont pas droit à une vraie enquête?»

Même son de cloche à la Coalition avenir Québec, où la députée Nathalie Roy plaide pour une enquête indépendante sur le dossier de Val-d'Or, et une commission d'enquête sur la relation entre le système juridique et les autochtones. «Ce n'est toujours pas réglé», déplore-t-elle.

Chez Québec solidaire, la députée Manon Massé espère que la commission parlementaire permettra de mieux connaître la situation des autochtones au Québec. «Cette formation est importante parce qu'on a nous-mêmes des préjugés à déconstruire», affirme-t-elle.

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