Pas de montée de la xénophobie au Québec, estime Hamad

Sam Hamad... (Le Soleil)

Agrandir

Sam Hamad

Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Lui-même un immigrant venu de la Syrie dans les années 70, Sam Hamad ne voit pas de xénophobie dans les inquiétudes de la population par rapport à la sécurité liée à l'accueil des migrants syriens.

Les citoyens ont besoin d'être rassurés et informés sur le fait qu'un réfugié n'est pas un terroriste, a soulevé le ministre devant les journalistes. Il ne considère pas que la pétition «Non à l'immigration de 25 000 réfugiés», endossée maintenant par plus de 70 000 signataires, soit une manifestation d'hostilité.

«Les gens veulent comprendre, a rétorqué le député-ministre de Louis-Hébert. Quels sont les liens? Quand les gens regardent [les médias], les réfugiés, les radicalisés, tout le monde est dans le même panier.

«Les amalgames malheureusement peuvent se faire, a-t-il poursuivi. Il faut faire la différence entre un réfugié, un radicalisé et un terroriste.» Il a suggéré que les médias contribuent à la confusion. Il a donné l'exemple des premières nouvelles qui ont filtré au sujet d'un passeport syrien trouvé près d'un des kamikazes à Paris. Or, «c'est un faux passeport».

Sam Hamad a dit comprendre l'inquiétude des maires, des citoyens pour ce qui est de la sécurité. «Ce qui est clair pour les gouvernements, c'est qu'il n'y a pas de compromis à faire.»

Chose certaine à ses yeux, «l'enjeu, ce n'est pas la générosité» de la population. «Les Québécois, pour la générosité, sont champions. Pour eux, ce n'est pas un problème. C'est plutôt : est-ce que ce sera sécuritaire?»

Le ministre Hamad en a profité pour faire remarquer que les musulmans qui se sont «radicalisés» ne proviennent pas des rangs des familles chassées par les troubles en Syrie. Les auteurs des attentats de Paris «viennent d'où? Ils sont tous nés en Europe. Ils ont grandi en Europe, en France, en Belgique.»

«Ils sont devenus radicalisés, sont allés faire la guerre, sont revenus et la guerre était dans leur tête. Je n'ai pas vu le nom d'un réfugié. En passant, ce que nous avons vécu» avec deux assauts mortels, à Saint-Jean-sur-Richelieu, par Martin Couture-Rouleau, et à Ottawa, par Michael Zehaf-Bibeau, «ce sont deux personnes nées au Canada qui se sont radicalisées».

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer