Réfugiés: Moreau veut être rassuré sur les vérifications de sécurité

Selon le ministre intérimaire de la Sécurité publique,... (AFP, Bulent Kilic)

Agrandir

Selon le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, l'objectif d'accueillir 25 000 réfugiés au Canada, établi par le cabinet du premier ministre Justin Trudeau, est «irréaliste».

AFP, Bulent Kilic

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, veut s'assurer que la rapidité d'accueil de réfugiés syriens ne compromettra pas la rigueur des vérifications de sécurité.

M. Moreau a déclaré mardi qu'en temps normal, le processus de vérification des antécédents criminels et de la santé des demandeurs est de très haut niveau.

Dans un échange avec la presse parlementaire, M. Moreau a affirmé que le gouvernement québécois veut s'assurer que l'échéancier fixé par Ottawa n'aura pas d'impact sur les étapes à franchir avant l'arrivée de réfugiés.

Selon le ministre, l'objectif d'accueillir 25 000 réfugiés au Canada, établi par le cabinet du premier ministre Justin Trudeau, est «irréaliste».

M. Moreau a affirmé que la vérification de sécurité de 2400 dossiers de réfugiés déjà parrainés, qui sont actuellement destinés au Québec, ne commencera que le 18 décembre.

À quelques jours des congés du temps des Fêtes, M. Moreau s'attend à ce qu'un ralentissement normal du traitement de ces demandes ait un effet sur l'échéancier d'Ottawa.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique Ralph Goodale communiquera d'ici la fin de la semaine avec Québec à ce sujet, a indiqué M. Moreau aux journalistes.

«Normalement les experts disent que les standards canadiens dans ce domaine-là sont très élevés et sont de nature à rassurer la population, a-t-il dit. On veut s'assurer qu'il n'y aura pas de raccourci pris pour respecter un échéancier qui n'est pas notre échéancier.»

M. Moreau, qui est également ministre des Affaires municipales, a souligné que plusieurs maires ont soulevé des doutes concernant l'échéancier qui pourrait mener un total d'environ 5700 réfugiés syriens au Québec.

«Ce n'est pas l'échéancier des villes, ce n'est pas l'échéancier du gouvernement du Québec, a-t-il dit. Le gouvernement est prêt à recevoir des gens, mais on ne le fera pas au détriment de la sécurité des gens.»

Débat à l'Assemblée nationale

Les députés libéraux, caquistes et péquistes souhaitent débattre ce mardi à l'Assemblée nationale de la question de l'accueil des réfugiés au Québec.

La députée de Québec solidaire, Françoise David, s'est montrée ouverte à discuter de cette question, à la condition que les échanges sur les questions de sécurité, accentuées par les attentats de djihadistes de vendredi à Paris, soient secondaires.

«Ça n'est pas parce qu'on vit toutes ces émotions normales qu'il faut se laisser aller à l'irrationnel, a-t-elle dit. Restons rationnels.»

Selon Mme David, le débat doit servir principalement à examiner les questions relatives à la logistique de l'opération d'accueil.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer