Sursis pour le fort Numéro-Trois de Lévis

Les vestiges du fort Numéro-Trois de Lévis... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

Les vestiges du fort Numéro-Trois de Lévis

Le Soleil, Patrice Laroche

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le fort Numéro-Trois évite le pic des démolisseurs... pour le moment. Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, accorde un sursis de trois mois au ministère de la Culture du Québec et à Parcs Canada pour se porter acquéreur et conserver ces vestiges militaires, sinon, ils seront détruits.

Même s'il accorde ce délai, le maire n'est pas du tout convaincu que le fort trouvera preneur. «Tout ce qu'on a là, c'est des ruines», juge-t-il. Et la Ville n'a pas l'intention d'investir un seul dollar pour les acquérir ou les restaurer. «C'est comme si on demandait à la Ville de Québec d'acheter les murs de fortification du Vieux-Québec. On ne peut pas faire ça», lance-t-il.

Selon le maire, seul Parcs Canada pourrait acquérir le site, mais il ne croit pas que l'organisme le fera, étant donné «qu'ils n'ont jamais rien fait» pour la ville. «Parcs Canada à Lévis, c'est nul, c'est des gros zéros au cours des 25 ou 30 dernières années!» s'est-il emporté. 

Le maire justifie ses propos en soutenant que Parcs Canada devrait investir 47 millions $ pour mettre à niveau le fort Numéro-Un. Le fédéral ne mettra que 5 millions $ d'ici 2018.

Pour le site historique AC Davie, la Ville et le ministère de la Culture ont investi plus de 2 millions $ depuis 1993. Le fédéral? Seulement 22 500 $. «Ces gens-là sont responsables de la destruction de notre patrimoine militaire à Lévis!» a clamé le maire.

Réactions

Pierre-Paul Sénéchal, président du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM), qui avait porté la décision en appel, était très heureux lundi soir d'avoir obtenu un sursis. «On a réussi à semer un doute», se félicite-t-il.

Il se mettra au travail dans les prochains mois pour convaincre Parcs Canada d'obtenir une analyse préliminaire de l'état des lieux. 

André Fortin, d'IMAFA, propriétaire du fort Numéro-Trois, accepte quant à lui la décision du conseil municipal même si, selon lui, il est «dérisoire de penser qu'on est en mesure de sauver ce site-là».

M. Fortin demande la démolition pour des raisons de sécurité. Par la suite, il compte présenter un projet de développement qui pourrait «faire un clin d'oeil à l'histoire».

Un peu d'histoire

Construit entre 1865 et 1872, le fort Numéro-Trois devait servir, tout comme les forts Numéro-Un et Numéro-Deux, à protéger Québec d'une invasion américaine. Les trois forts n'ont toutefois jamais accueilli de soldats, la menace de représailles s'estompant avec la signature d'un traité en 1871. Le fort Numéro-Un, dans le secteur Lauzon, a été acquis par Parcs Canada et accueille les touristes depuis 1982. Le fort Numéro-Deux a été détruit dans les années 60 et a fait place aux bâtiments du complexe des caisses Desjardins. Le fort Numéro-Trois, situé près du boulevard Guillaume-Couture dans le quartier Saint-David, a accueilli une cimenterie jusqu'en 1991 et est depuis laissé à l'abandon.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer