Bien gérer les «crises de bacon» évite des problèmes de comportement

Les «crises de bacon» surviennent lorsque l'enfant ressent... (Photothèque Le Soleil)

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Les «crises de bacon» surviennent lorsque l'enfant ressent des émotions vives, mais ne possède pas les mots pour les exprimer.

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(Québec) L'enfant qui se roule par terre, crie et pleure dans l'allée des céréales à l'épicerie: un classique gênant pour les parents? Non, affirme la Fondation Lucie et André Chagnon. Plutôt une conduite saine et normale, qui, si elle est bien gérée, permettra à l'enfant d'éviter les problèmes de comportement plus tard à l'école.

La Fondation a lancé sa toute dernière campagne de publicité sociale mardi soir, à l'occasion du Forum Tous pour eux, qui a fait salle comble mardi et mercredi avec 550 participants à Québec. On y voit un petit garçon faire une véritable «crise de bacon», et sa maman lui apprendre un peu plus tard à nommer les différentes émotions et à tenter de les imiter.

Ce type de crise corporelle, qui survient le plus souvent entre 18 mois et 3 ans, «c'est pas un signe de comportement inapproprié. Il n'y a pas de danger. C'est pas la délinquance demain matin», lance Jean-Pierre Hotte, président d'Avenir d'enfants, un organisme né d'un partenariat entre le ministère de la Famille et la Fondation Lucie et André Chagnon.

Sonia Daly, conseillère à Avenir d'enfants, explique que les «crises de bacon» surviennent alors que l'enfant ressent des émotions vives, mais ne possède pas les mots pour les exprimer. C'est aussi un signe d'affirmation de soi. Si comme parent, on garde son calme et on explique à notre enfant que c'est normal d'être fâché, mais qu'il faut apprendre à le dire avec des mots, le message finira par être assimilé au fur et à mesure que l'enfant grandira.

«Il est prouvé scientifiquement que plus un enfant est habile socialement à nommer et à gérer ses émotions, moins il va avoir de problèmes de comportement», exprime Geneviève Doray, directrice de Naître et grandir, le site d'information de la Fondation. Selon elle, le lien avec la réussite scolaire est direct : les enfants habiles socialement ont une meilleure relation avec les enseignants, moins de troubles d'opposition et s'adaptent mieux à diverses situations.

Crises de bacon

La campagne de publicité vise donc à dédramatiser le passage obligé des «crises de bacon» et à les rendre plus acceptables aux yeux de tous. 

«Ce que j'aimerais, c'est que je sois à l'épicerie dans deux, trois semaines, qu'il y ait un petit qui fasse une crise, et que j'entende la mère, le père ou même un étranger dire : "C'est normal"», rêve Mme Doray. Parce que plusieurs parents se sentent désemparés lorsqu'une crise survient en public, se sentant, à tort ou à raison, jugés.

Une priorité nationale

Créé en 2009, l'organisme Avenir d'enfants aimerait que d'ici quelques années, on considère enfin la petite enfance comme «une priorité nationale», soutient M. Hotte. 

«Tout le monde est concerné, car tout ce qui se passe entre zéro et cinq ans influe beaucoup sur le type d'adultes qu'ils deviendront. Itinérance, troubles mentaux, décrochage scolaire : beaucoup de ces phénomènes-là prennent malheureusement origine dans la petite enfance», ajoute M. Hotte, qui croit qu'en tant que société, «on ne peut pas se permettre d'échapper beaucoup d'enfants».

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