Réseau des villes francophones: après les artistes, au tour des politiciens

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Pour l'auteur et professeur louisianais Barry Ancelet, la création du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique n'est que la confirmation de forts liens culturels et linguistiques qui existaient déjà.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Pour l'auteur et professeur louisianais Barry Ancelet, la création du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique n'est que la confirmation de forts liens culturels et linguistiques qui existaient déjà. «Les artistes avaient prévu tout ça dans les années 70. Les politiciens sont en train de le découvrir», lance ce folkloriste au Centre d'études louisianaises à l'Université du Sud-Ouest de la Louisiane, à Lafayette. En marge du Rendez-vous de fondation du Réseau qui se tient à Québec jusqu'à samedi, Le Soleil a rencontré celui qui est aussi coordonnateur des projets spéciaux du Conseil pour le développement du français en Louisiane et cofondateur du festival de musique acadienne.

Q Que pensez-vous de la création d'un nouveau Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique?

R À mon avis, c'est une confirmation de quelque chose qui a commencé pendant les années 70 quand on a commencé à avoir des rassemblements des Acadiens, des peuples francophones. On a découvert qu'il y avait des musiciens qui chantaient encore en français. On commençait tout juste à imaginer cette possibilité de se rattacher après avoir été si longtemps séparés par les distances et les frontières. Aujourd'hui, on réalise qu'avec les nouvelles technologies, on peut abolir ces frontières. 

Q Pour vous, la culture est un véritable moteur économique. Est-ce que cela s'exprime dans ces réseaux francophones?

R Oui. Pendant longtemps, il s'agissait de soirées de poésie ou de festivals de musique. Ça se passait souvent par la culture expressive. Mais cette culture n'est pas seulement de la glace sur le gâteau. Elle fait partie du gâteau. Il y a une économie là-dedans. La musique, les arts, le cinéma, ça finit par être un baromètre socioculturel. Qui on est, ça s'exprime par cette culture. Et on pourrait faciliter les liens. Par exemple, des vols d'avion Québec-Moncton-Lafayette, ce serait quelque chose à examiner. Est-ce qu'on peut rendre plus faciles les voyages entre nous? Pas seulement pour les musiciens, mais aussi pour ceux qui consomment la culture.

Q Quel est l'état du français chez les jeunes de la Louisiane?

R On continue à voir dans cette jeune génération qui est en train d'émerger une créativité extraordinaire en français. Des jeunes groupes comme Feufollet sont en train d'écrire la plus belle poésie chantée en français. Ou encore des groupes acadiens comme Radio Radio, qui a joué plusieurs fois en Louisiane. Dans cette explosion de la francophonie, on voit une variété extraordinaire et une richesse d'expression. On en vient à faire partie d'une communauté large, diverse. Les artistes avaient prévu ça. Les politiciens sont en train de le découvrir. Ç'a pris du temps, mais ils sont là. Et quand les politiciens vont commencer à penser que c'est leur idée, ils vont le faire, et plus facilement que nous autres! J'ai une admiration inestimable pour les trois maires fondateurs de cette affaire-là [NDLR : Régis Labeaume de Québec, Georges Leblanc de Moncton et Joey Durel de Lafayette]. Ils ont vu le potentiel, ils ont compris ce qui était possible.

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