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Ben Cousins
La Presse Canadienne
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Un Ontarien qui est sourd soutient que les technologies d'assistance qui doivent l'aider à entrer en communication avec des organismes sont à l'origine d'un conflit qui l'oppose à l'Agence du revenu du Canada (ARC).

Mitchell LaFrance tente d'obtenir des informations relatives à son dossier auprès de l'ARC, mais ses efforts ont été contrecarrés le mois dernier lorsque l'agence a refusé de communiquer avec lui par l'entremise d'un service de relais téléphonique.

M. LaFrance condamne ce refus, précisant que les agences gouvernementales devraient donner l'exemple à tous les Canadiens en facilitant les relations avec les personnes souffrant de surdité.

Le service de relais téléphonique utilise un programme informatique qui permet aux personnes sourdes de taper sur un clavier et de lire une conversation transcrite par un opérateur.

Mais puisqu'il y a une tierce personne impliquée dans la conversation, l'ARC demande aux utilisateurs de ce service de signer une autorisation permettant au transcripteur d'agir en son nom.

Mylène Croteau, porte-parole de l'ARC, explique que ces autorisations sont nécessaires pour des questions de confidentialité. Puisque certaines personnes sourdes sont incapables de donner un accord verbal aux agents de l'ARC pour que l'opérateur du service de relais téléphonique puisse prendre des décisions, ils doivent signer un consentement écrit.

M. LaFrance dit ne pas souhaiter signer une telle autorisation puisqu'elle permettrait à quiconque travaillant pour la compagnie de relais téléphonique de faire des changements à son dossier sans qu'il ne soit nécessairement mis au courant.

Et il est loin d'être la seule personne dans cette situation.

Selon Gary Malkowski de la Société canadienne de l'ouïe, l'utilisation de ces technologies d'assistance est un enjeu important pour les personnes souffrant de surdité.

«L'organisation avec laquelle cet enjeu est le plus problématique est l'ARC», a-t-il dit par l'entremise d'un interprète du langage des signes.

«Notre personnel et nos conseillers ont tous essayé de parler de cet enjeu avec un gestionnaire, mais tout revient toujours à ce formulaire de consentement.»

MM. LaFrance et Malkowski tentent de faire valoir que la compagnie de relais téléphonique n'agit pas en tant que représentant, mais ne fait que transcrire ce que le client dit.

M. Malkowski soutient que les interprètes ont tous un code d'éthique et de confidentialité et qu'il ne devrait donc pas y avoir de préoccupation au niveau de la confidentialité.

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