Atteint d'un grave cancer, un Québécois tente un ultime traitement en Allemagne

Denis St-Gelais et son médecin, le Dr Thomas... (Photo fournie par Marye-Pier Bouchard)

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Denis St-Gelais et son médecin, le Dr Thomas Vogl, à l'Hôpital universitaire de Francfort, en Allemagne.

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Les Méchins) L'espoir renaît pour Denis St-Gelais, au terme de son deuxième traitement de chimioembolisation administré vendredi à l'Hôpital universitaire de Francfort, en Allemagne. Selon ses proches, il s'agit de l'ultime chance de survie du père de famille de 58 ans des Méchins, près de Matane.

Tout a commencé par un cancer de la vessie en janvier, alors qu'on lui a retiré une masse à l'hôpital de Rimouski. Peu de temps après, une autre masse est apparue aux reins. Après une biopsie pratiquée à l'Hôtel-Dieu de Québec, on a dû effectuer l'ablation du rein gauche. En mai, le diagnostic est tombé : cancer urothélial rénal.

«C'est une forme de cancer rare et très agressif, souligne sa fille, Marye-Pier Bouchard. On lui a dit qu'il s'était répandu au péritoine et au foie. On lui a conseillé de faire son testament. On lui a offert des traitements de chimiothérapie, mais on lui a dit que c'était seulement pour [prolonger son espérance de vie]. On pouvait pas lui dire combien de temps il lui restait à vivre.»

En août et en septembre, Denis St-Gelais a accepté de se soumettre à neuf traitements de chimiothérapie. «Ça n'a pas donné de résultat», se désole Mme Bouchard.

Pour la femme de 29 ans qui a perdu son père biologique à l'âge de huit ans, il n'était pas question de voir mourir le conjoint de sa mère, celui avec qui elle a grandi et qui est dans sa vie depuis 21 ans. Marye-Pier Bouchard a donc fait des recherches sur Internet et a découvert les traitements de chimioembolisation du Dr Thomas Vogl. «Mon père était sceptique au début, puis je l'ai convaincu, raconte-t-elle. Il a alors communiqué avec un homme du Témiscouata, Marc-André Michaud, qui a reçu les mêmes traitements. Ça l'a encouragé.»

La jeune femme a ensuite communiqué avec l'Hôpital universitaire de Francfort et a fait parvenir les résultats du dernier taco au Dr Vogl. Le réputé radiologue a alors donné rendez-vous à M. St-Gelais le 29 septembre. Toujours en Allemagne, celui-ci reviendra chez lui dès qu'il se sentira apte à faire le voyage.

L'homme devra retourner en Allemagne dans six semaines. «Si les traitements ont eu l'effet escompté, le docteur va essayer de brûler les masses au laser, explique Marye-Pier Bouchard. Sinon, il aura deux autres traitements de chimioembolisation.»

Appel de donateurs

Le soudeur de métier est trop malade pour travailler. En plus de ses voyages vers l'Allemagne, il doit se loger et payer les frais des traitements. Il en coûte 3900 euros (environ 5750 $CAN) par traitement.

La famille fait donc appel à la générosité du public. Des dons peuvent être versés sur YouCaring (https://www.youcaring.com/denis-st-gelais-402684) ou auprès des Chevaliers de Colomb des Méchins. Marye-Pier Bouchard invite aussi les gens à voter pour la cause sur le site Marchand de rêves (https://goo.gl/41ARXQ), qui pourrait rapporter 25 000 $. Un Tatoo-O-Don se tiendra les 24 et 25 octobre à la Promenade du Saint-Laurent à Matane. Une page Facebook a également été créée, «Un nouvel espoir pour Denis». André Bécu (Collaboration spéciale)

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