L'Université Laval ferme ses portes à un prédicateur

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Béchir Ben Hassen n'est pas le bienvenu à l'Université Laval.

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(Québec) L'Université Laval refuse d'accueillir dans ses locaux une conférence du prédicateur Bechir Ben Hassen.

L'institution d'enseignement supérieur a rejeté mercredi une demande déposée par différents groupes, dont l'Union des Tunisiens de Québec, de recevoir le prédicateur le 9 octobre.

La conférence déjà annoncée de M. Ben Hassen, présenté comme un «théologien et lettré éminent», devait porter sur la prévention de la radicalisation chez les jeunes musulmans.

Or, le parcours du prédicateur est controversé. Différents sites font état de sa justification des meurtres de Charlie Hebdo et de ses démêlés avec la justice française. Une source au sein de la communauté tunisienne en parle comme d'un spécialiste du double discours dont la venue engendre un malaise. Si ses prêches des dernières années ont été plus modérés, son historique comprend aussi un penchant radical, nous dit-on.

Bien qu'une affiche qui circule indique une conférence le 9 octobre, à 18h45, à l'Espace Jardin du pavillon Desjardins, l'Université Laval jure n'avoir jamais donné son feu vert à l'événement.

La demande pour la conférence révélée par le Journal de Québec n'a été analysée que mercredi matin, a assuré un porte-parole de l'Université Laval, Samuel Auger. «On a reçu hier après-midi [mardi] une demande, affirme-t-il. On n'a jamais transmis d'autorisation. Et on la refuse, tout simplement.» Le porte-parole n'a pas voulu justifier les raisons du refus de l'Université d'ouvrir ses portes au prédicateur, qui prévoit aussi tenir des conférences à Montréal et à Ottawa les 10 et 11 octobre.

Le président de l'Union des Tunisiens de Québec (UTQ), Souheil Hassine, assure que le Bureau des événements campus de l'Université Laval a autorisé la conférence il y a plus de deux semaines. «On est surpris aujourd'hui, affirme-t-il. J'ai reçu un courriel pour me dire qu'ils annulent la réservation. Probablement en raison de l'article dans le journal.»

Un autre lieu

Il parle de M. Ben Hassen comme d'une personne très respectée, spécialiste dans l'argumentation pour contrer la propagande et la radicalisation. Les controverses qui le poursuivent sont en partie liées à son implication politique en Tunisie, croit-il. «Moi, j'ai cherché quelqu'un de crédible auprès de nos jeunes pour les convaincre que ce qu'ils écoutent sur Internet n'est pas fondé», dit M. Hassine.

Il entend discuter à nouveau avec l'Université pour voir si un terrain d'entente peut encore être trouvé. Autrement, l'événement se tiendra quand même, affirme le président de l'UTQ. «On a déjà commencé à regarder ailleurs», dit M. Hassine.

La députée caquiste Nathalie Roy a accusé le gouvernement Couillard de laxisme dans ce dossier. Selon elle, des représentations devraient être faites auprès du gouvernement fédéral afin que M. Ben Hassen ne puisse fouler le sol canadien. «Je félicite l'Université Laval de s'être tenue debout et d'avoir mis ses culottes, a dit Mme Roy. [...] Ça démontre que lorsque l'on parle d'identité, de valeurs et de radicalisation, le gouvernement Couillard n'a aucun courage.»

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