Rêves d'Enfants: tenir tête à la maladie

Jordan, à l'avant, avec ses parents, Sébastien et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Jordan, à l'avant, avec ses parents, Sébastien et Julie, et le grand frère, Gabriel.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Du haut de ses 12 ans, Jordan Drouin sait tenir tête à la maladie. Sa détermination lui a permis de réaliser son rêve de remporter une importante victoire sur la tumeur au cerveau qui le rongeait.

L'analogie sportive colle bien à ce jeune joueur de soccer qui entretient un second rêve : se rendre à Paris pour assister à un match de son équipe de foot favorite.

Le diagnostic est tombé le 19 octobre 2012. Une semaine plus tard, Jordan se faisait retirer une tumeur de la grosseur d'une clémentine. «Ça a déboulé. C'est un coup dur. Tu tombes de haut», lance le père, Sébastien Drouin. «Ton univers s'effondre», renchérit la mère, Julie Beaulieu. On peut imaginer.

Cette année-là, celui qui évolue à la défense a raté une bonne partie de la saison. Lorsqu'il a repris sa position, il pouvait courir, bloquer, botter le ballon rond, mais les «têtes» lui étaient interdites. Pas pratique pour un joueur de soccer. Heureusement, ça va beaucoup mieux aujourd'hui.

Projets

Jordan peut même rêver de reprendre sa vie momentanément suspendue par la maladie, et même faire des projets. À ce chapitre, Rêves d'enfants le supporte.

Depuis 1984, l'organisme a réalisé le rêve de 22 000 enfants canadiens âgés de 3 à 17 ans, dont quelque 7500 au Québec. C'est maintenant au tour de Jordan. Le sien est d'assister à un match du mythique club de soccer Paris Saint-Germain. «J'ai hâte de les voir jouer, surtout Ibrahimovic. C'est mon joueur préféré», lance-t-il.

Le prénommé Zlatan, joueur exceptionnel, est aussi reconnu pour sa combativité et son arrogance. Le verbe «zlataner», créé en lien avec son tempérament, est utilisé pour illustrer quelqu'un qui domine, écrase son adversaire.

Suivi aux six mois

Jordan aimerait bien pouvoir le conjuguer à son principal rival, la maladie. Impossible. Dans son cas, la victoire demeure fragile. À l'époque, les médecins ont réussi à retirer toute la tumeur. N'empêche, les risques possibles d'une récidive obligent un suivi tous les six mois.

«Je suis confiant», soutient-il. Sébastien, son père, explique que les semaines où a lieu le suivi médical sont plus émotives. Cependant, le soulagement et l'espoir renaissent lorsque les résultats s'avèrent négatifs.

Dimanche, sur les plaines d'Abraham, ils étaient nombreux à marcher pour aider Jonathan à réaliser son rêve. Le voyage est prévu l'an prochain avec un arrêt dans un «bon restaurant», laisse savoir le jeune gourmand. La cerise sur le sundae serait de pouvoir rencontrer le grand Ibrahimovic. Ce dernier apprendrait peut-être qu'il n'y a pas d'âge pour être un battant.

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