Un toit à Charlesbourg pour 200 réfugiés syriens

C'est en voyant à la télévision la détresse... (AFP, BULENT KILIC)

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C'est en voyant à la télévision la détresse des migrants syriens qu'Yves Doyon a voulu faire sa part pour les aider.

AFP, BULENT KILIC

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Touché par le sort des réfugiés syriens, le président du groupe Norplex, Yves Doyon, offre l'ancien couvent des Soeurs de Saint-François d'Assise, à Charlesbourg, pour y accueillir quelque 200 migrants.

«Ce serait un lieu de transition pour parer aux urgences et sauver la vie de ces pauvres gens, a déclaré Yves Doyon. À tous les soirs, on voit ces horreurs-là et nous, on a la chance d'être dans une ville où on vit confortablement. Je me suis dit qu'on avait un édifice qui était déjà prêt sur un grand terrain et qui n'est pas occupé depuis deux ans et demi.»

Le bâtiment de 200 000 pieds carrés est situé sur un terrain de 300 000 pieds carrés et comprend déjà une cuisine équipée, un théâtre, une chapelle et plusieurs chambres et salles de bains. 

«Bien sûr, il y a du ménage à faire. Il faut l'équiper, le mettre à jour. Ça prend des lits, du mobilier et différents accessoires. C'est pourquoi il est important que les politiciens, les gens d'affaires et les citoyens se mobilisent. Il faut mettre l'épaule à la roue et créer rapidement un centre de coordination à Québec», poursuit M. Doyon.

L'entrepreneur se souvient d'ailleurs de l'arrivée des premiers boat people vietnamiens à la gare maritime Champlain dans les années 70. «On les a pris en charge et ils se sont intégrés. Nous sommes capables de faire la même chose avec les réfugiés syriens.»

Yves Doyon invite d'ailleurs les gens intéressés à donner un coup de main à le contacter à l'adresse info@norplex.ca, ajoutant que toutes les formes d'aide sont les bienvenues : aliments, vêtements, mobilier, médicaments, articles de première nécessité, dons en argent et ressources humaines.

La ville prépare un plan

Pendant ce temps, la Ville de Québec travaille à un plan pour faciliter l'accueil de réfugiés dans la capitale. «Nous allons en donner tous les détails la semaine prochaine. On saura alors combien on peut en recevoir, sur combien de temps et combien ça va coûter. Ce n'est jamais facile d'accueillir 200 immigrants. C'est un univers que je découvre», a avoué le maire Régis Labeaume en marge d'une conférence de presse portant sur un programme de soutien à la programmation cinématographique et télévisuelle.

«Une chose est certaine, on veut faire notre part dans cette crise humanitaire. Car c'est véritablement de ça qu'il s'agit quand on voit l'Allemagne fermer ses frontières et la Hongrie poser un "beau geste" en mettant des réfugiés en prison», a-t-il poursuivi.

Le maire indique que la conseillère Chantal Gilbert, responsable de la sécurité publique, avait mis le personnel au plus haut niveau de mobilisation. «Déjà, des équipes sont au travail afin qu'on soit prêts dans 10 ou 15 jours. C'est qu'on ne sait pas si les migrants vont arriver tous d'un coup ou sur plusieurs semaines, alors il faut être prêt à faire face à toutes les situations.»

Régis Labeaume ne s'attend pas à ce que le dossier soit facile à gérer. «Je répète : ce n'est pas simple. Il y a des enfants analphabètes qui vivent dans des camps de réfugiés depuis longtemps. Il faut entre autres les franciser. C'est une grosse affaire, mais on va le faire.»

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