Un dernier tour de garde à la Citadelle pour deux vétérans

Avant de prendre leur retraite du Royal 22e... (Le soleil, Erick Labbé)

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Avant de prendre leur retraite du Royal 22e Régiment, Normand Boucher et Daniel Blais ont obtenu le privilège de faire un dernier tour de garde devant la Citadelle de Québec.

Le soleil, Erick Labbé

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(Québec) Ils ont tellement aimé l'époque où ils devaient rester droits, sans bouger, pendant des heures et des heures, que Normand Boucher et Daniel Blais, 60 ans, ont obtenu le privilège de faire un dernier tour de garde devant la Citadelle de Québec, avant de prendre leur retraite du Royal 22e Régiment.

Ce qui a commencé comme une blague a fini par devenir une cérémonie honorifique officielle. Entre 13h et 14h hier, les caporaux Boucher et Blais, qui comptent respectivement 36 et 39 ans de service au sein des Forces armées canadiennes, ont été applaudis chaleureusement par leur famille et leurs amis lors de leur dernier changement de garde. 

«C'était un trip. J'aimais ça comme un malade», raconte M. Blais, qui a été «garde en rouge» pendant 12 étés à la Citadelle. M. Blais est même resté immobile sans boire ni manger pendant neuf heures dans sa fonction de sentinelle en 1989. Ce record non homologué, qui s'est fait à l'insu de ses supérieurs à l'époque, est devenu une légende au sein du Royal 22e Régiment. En temps normal, un militaire reste en poste au maximum une heure avant qu'un collègue vienne le remplacer. 

M. Boucher, qui a participé à de nombreuses missions à l'étranger, tenait à rendre hommage à son ami avec ce dernier tour de piste. Ils se sont rafraîchi la mémoire sur la cérémonie de changement de garde quelques minutes avant d'entrer en scène. On leur a trouvé des uniformes et des busby, ces grands chapeaux hauts en véritable peau d'ours. «Ils sont moins lourds et plus confortables qu'à l'époque!» a lancé M. Boucher. 

Pour le duo, être sentinelle à la Citadelle de Québec est une «noble tâche». Oui, ça peut être difficile les journées de canicule, et oui, les enfants qui tirent sur leurs pantalons et les touristes qui prennent des photos très près d'eux peuvent déconcentrer. Mais pour MM. Boucher et Blais, le fait de rester immobile malgré tout reflète bien «la job de militaire».

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