Reconstitution de la bataille de Phips: par la bouche de mes canons!

L'organisation des Fêtes de la Nouvelle-France a rivalisé... (Le Soleil, Yan Doublet)

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L'organisation des Fêtes de la Nouvelle-France a rivalisé d'ingéniosité pour recréer la bataille.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Si la reconstitution navale de la bataille de Phips a été reportée en 2017, faute de moyens financiers, l'organisation des Fêtes de la Nouvelle-France a rivalisé d'ingéniosité pour recréer cette épopée, souvent oubliée. Et ils étaient quelques centaines à s'être massés autour du Quai 22 - malgré le vent frigorifiant - pour se faire raconter ce qui s'est passé à quelques pas de là, il y a 325 ans.

Pour reprendre les mots du metteur en scène Philippe Savard, «les gens connaissent la bataille des Plaines, mais connaissent peu celle de Phips. Pourtant, les Français l'ont gagnée.» Qui plus est, c'était une histoire idéale à théâtraliser, tellement elle est née d'une mascarade.

Car, dans toute cette histoire, il y a plus que la célèbre réplique du gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, lancée au major Thomas Savage, lui-même envoyé par le major général William Phips. Nous étions en 1690 et les Anglais demandaient la reddition de Québec dans l'heure. Ils avaient 32 navires accostés devant la cité et l'air froid d'octobre laissait présager le pire : ils étaient arrivés trop tard... et selon les apparences, trop peu nombreux.

Frontenac avait fait bander les yeux de l'émissaire de Phips dans le but de masquer la faible défense de Québec. Il avait aussi prêté des vêtements de sa garde-robe et habillé les gens pour montrer aux Anglais que la ville était forte et riche. Puis, il avait lancé cette phrase qui le précédera : «Je n'ai point de réponse à faire à votre général, sinon que par la bouche de mes canons!»

«Du théâtre»

Pour M. Savard, «c'est déjà du théâtre qui s'est joué là, à ce moment-là.» Et comme «le gouverneur Frontenac était réputé pour avoir eu un fort caractère», le metteur en scène avait de quoi alimenter le personnage.

Quelques dizaines d'intéressés avaient assisté à l'arrivée des Anglais de Phips plus tôt en journée, mais c'est la bataille finale qui a été reproduite avec moult détails en soirée. Dans les faits, le fort ego de Frontenac et la présence de Phips ont engendré une bataille de trois jours. D'un côté comme de l'autre, on avait surestimé ses forces. «Un gros coup de bluff!» se plaît à dire M. Savard.

Bateaux de bois - propulsés à l'huile de bras pour les circonstances! -, coups de canons et de fusils, fanfare militaire, chorale des Filles du Roy et combat de mousquetaires, rien n'a été laissé au hasard.

En finale, les Feux d'artifice Loto-Québec ont continué d'éclairer le ciel de Québec sous les échos de la forêt et la musique d'autrefois...

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