Les vétérans des Fêtes de la Nouvelle-France

Marc Duval, alias Pierre Dur-de-la-feuille... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Marc Duval, alias Pierre Dur-de-la-feuille

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Ils sont de naturels raconteurs, ils sont passionnés et ils ont la tête remplie d'anecdotes et de faits historiques à partager, dans une ambiance ludique, aux festivaliers. Ce sont les vieux de la vieille des Fêtes de la Nouvelle-France, auxquelles ils prennent part depuis plus de 10 ans. Le Soleil vous les présente.

Une soif d'apprendre enivrante

Marc Duval, alias Pierre Dur-de-la-feuille, participe aux Fêtes de la Nouvelle-France depuis 18 ans. «Il me manque seulement la première édition.» Le détenteur de l'entreprise Général Patente, qui propose des spectacles et de l'animation jeunesse, ne s'en tanne pourtant pas. «C'est un rendez-vous qui est super.»

Il aime particulièrement la soif d'apprendre des participants aux Fêtes, qui «veulent un contenu». «Ils veulent comprendre ce qui s'est passé ici pour comprendre aussi ce qu'on est devenus.»

Pour un animateur tel que M. Duval, un public aussi à l'écoute que celui-ci constitue une denrée rare et particulièrement appréciée. «C'est super de voir les gens qui reviennent [d'année en année] et de voir les gens qui viennent découvrir l'histoire de Québec.»

Lui-même n'est pourtant pas un passionné d'histoire. «Je suis plus un passionné d'animation.»

Arracheur de dents

Au fil des ans, il a notamment été amené à jouer un arracheur de dents... et une mère religieuse! «J'étais déguisé en femme, j'étais avec deux comédiennes. C'était un trio d'enfer!»

Dans le sketch de l'arracheur de dents, «on prenait quelqu'un du public qui n'était pas de connivence avec nous [...] et on lui donnait du gros gin», comme ce qui était fait à l'époque pour «anesthésier» les patients.

Un sketch tout à fait ludique, mais qui se base tout de même sur «une recherche afin de connaître les techniques qu'ils utilisaient», précise M. Duval.

Le conteur Marc-André Fortin... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 3.0

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Le conteur Marc-André Fortin

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«Pour moi, c'est des vacances»

Après 11 ans de collaboration avec les Fêtes de la Nouvelle-France, le conteur Marc-André Fortin n'y voit aujourd'hui qu'une partie de plaisir. «On se tanne pas. C'est même presque des vacances!»

Son personnage Joachim Crête - les amateurs de la série Les filles de Caleb remarqueront le clin d'oeil - en met chaque année plein la vue, des fois en tant que charretier, des fois en tant que marin marchand. «Je me plais à dire que je viens défaire le mythe du beau marin. Toutes les filles ont le mythe du beau marin. Regardez-moi, je suis pas votre mythe du beau marin, ça, c'est sûr!»

Il se lance ensuite dans des anecdotes historiques vérifiées sur la vie aride des marins de l'époque. «La vie de marin, c'est la vie la plus difficile. Être quêteux dans la ville de Québec, je pense que tu t'en sors mieux que d'être marin [à l'époque].»

M. Fortin a également un malin plaisir à observer les regards des spectateurs lorsqu'il raconte que des cochons étaient utilisés pour nettoyer les cales de navire après que les marins souffrant du mal de mer y aient été malades. «Ça mange tout, les cochons!»

Une famille

En ce qui a trait aux Fêtes elles-mêmes, il dit avoir hâte d'y revenir chaque année et compte pouvoir le faire encore pendant longtemps. «C'est comme nos fêtes de Noël. À Noël, on retrouve notre famille, mais notre famille des Fêtes de la Nouvelle-France, on la retrouve ici.»

Jean-Philippe Marcotte... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Jean-Philippe Marcotte

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«Ça, c'est mon métier»

Même en entrevue avec Le Soleil, Jean-Philippe Marcotte joue son personnage. «J'ai pas de vrai nom! C'est Baptiste Leblanc.» Peut-être le fait-il par habitude, lui qui se fait appeler ainsi depuis maintenant 15 ans aux Fêtes de la Nouvelle-France. Vulgarisateur historique de métier, il y est particulièrement à sa place.  

Il s'efforce de rapporter de manière divertissante des faits et des anecdotes historiques vérifiés. À la fois pour plaire aux férus d'histoire tels que lui et à ceux qui souhaitent simplement être amusés. 

Chirurgie d'antan

«Ben oui, c'est vrai ce que je dis!» lance-t-il d'ailleurs après avoir été questionné sur son animation de chirurgien d'époque, durant laquelle il explique comment réaliser une amputation. Les principaux points à retenir : couper en biais - «pour se garder de la chaire pour faire un beau moignon» -, couper l'os droit - «pour pas briser le moignon» - et «faire un noeud dans la grosse veine du coeur».

«C'est la troisième fois que je fais le chirurgien aux Fêtes de la Nouvelle-France. Avant ça, j'ai été entre autres charretier, aubergiste et habitant.» Au début des années 2000, il se souvient avoir animé pratiquement seul la place de Paris. «C'était moi le site au complet, ou presque. [...] Ça, c'est marquant pour moi.»

M. Marcotte se fait un point d'honneur d'élaborer du nouveau matériel aussi souvent que possible. Lui-même dit avoir besoin de ce roulement, après avoir travaillé dans des musées, où il «faisait les mêmes visites 40 fois par jour».

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