Baie-Comeau: les épaves, un patrimoine «exceptionnel» à conserver

Les épaves sont nombreuses sur la Côte-Nord, et... (Photothèque La Presse)

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Les épaves sont nombreuses sur la Côte-Nord, et ce, dès le XVIe siècle. Ces vestiges témoignent ainsi de l'histoire de la navigation sur le fleuve et des guerres coloniales entre la France et l'Angleterre, mais ils sont à l'occasion pillés par des collectionneurs peu scrupuleux.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Du 21 août au 10 septembre, deux étudiants et chercheurs en archéologie à l'Université de Montréal encadreront une équipe régionale de plongeurs afin d'explorer une quinzaine d'épaves qui émaillent les fonds marins autour de Baie-Comeau.

Les emplacements de ces bateaux, comme le Sainte-Anne, le Emma, le Magnolia et la Vigie, sont connus, mais ils n'ont pas été documentés et inventoriés à des fins archéologiques. En fait, moins d'une centaine d'épaves du Saint-Laurent ont été inventoriées. On en compte pourtant quelques milliers, découvertes petit à petit par des plongeurs récréatifs.

«Le patrimoine subaquatique de la Côte-Nord est vraiment exceptionnel», a souligné François Guindon, directeur général d'Archéo-Mamu Côte-Nord, l'organisme qui oeuvre à la conservation et la mise en valeur du patrimoine archéologique de la région. «Au fil des ans, on a mis en place des mesures pour éviter le pillage des sites, mais on a moins de connaissances sur la conservation de ces vestiges, ce qu'on aura maintenant avec ce travail des chercheurs.»

Témoins des guerres

Les épaves sont nombreuses sur la Côte-Nord, et ce, dès le XVIe siècle, rappelle M. Guindon. Ces vestiges témoignent ainsi de l'histoire de la navigation sur le fleuve et des guerres coloniales entre la France et l'Angleterre, mais ils sont à l'occasion pillés par des collectionneurs peu scrupuleux. Le passage des chercheurs, accompagnés des plongeurs, permettra à la population de mieux comprendre l'importance de préserver l'intégrité des épaves, espère-t-il.

D'ailleurs, le but du travail de l'équipe de l'Université de Montréal et des plongeurs du Groupe de préservation des vestiges subaquatiques de Manicouagan n'est pas de remonter des artefacts à la surface, mais bien d'explorer les épaves en évitant de détériorer les sites.

Dans un communiqué publié par Archéo-Mamu, l'un des chercheurs associés au projet, l'archéologue Vincent Delmas, souligne que le rôle des chercheurs sera de transmettre leurs connaissances en archéologie subaquatique, mais que «le plus grand bagage de connaissances - géographie de la région, fonds marins, courants, localisation des épaves, écueils particuliers -, ce sont les plongeurs nord-côtiers qui en sont les détenteurs. Leur participation est essentielle pour mener à bien ce projet».

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